Absence lors de la rentrée scolaire 2025 : quelles sanctions risquent les parents ?
Ce lundi 1er septembre 2025, c’est la rentrée scolaire. Vous avez prévu de prolonger vos vacances avec vos enfants ? Que risquez-vous réellement en cas d’absence pour ce premier jour de classe, voire pour cette première semaine de l’année scolaire ?
L’école, une obligation légale dès 3 ans
Depuis la réforme de 2019, l’âge de l’instruction obligatoire a été abaissé de 6 à 3 ans. La scolarité est donc obligatoire de 3 à 16 ans pour tous les enfants, qu’ils soient français ou étrangers résidant sur le territoire. Concrètement, cela signifie que tout enfant doit être inscrit et assidu à l’école (publique, privée ou instruction à domicile) dès la petite section de maternelle.
Les absences autorisées : quelles justifications sont acceptées ?
Toutes les absences ne sont pas sanctionnées. Certaines situations sont reconnues comme motifs légitimes d’absence par le ministère de l’Éducation nationale, à condition qu’elles soient dûment signalées à l’établissement scolaire :
- maladie ou problème de santé de l’enfant, sur présentation d’un certificat médical ;
- décès d’un proche ;
- motif familial exceptionnel (mariage d’un parent, événement grave) ;
- absence liée à un cas de force majeure (intempéries, grève des transports impactant fortement la scolarité) ;
- participation de l’enfant à une activité encadrée importante (convocation officielle, concours spécifique, etc.).
Toute autre absence non justifiée ou répétée est considérée comme une absence injustifiée et peut conduire à des sanctions.
Absence pour la rentrée scolaire : que risquez-vous si votre enfant n’est pas présent ?
Les absences injustifiées à l’école
Votre enfant n’est pas présent pour cette rentrée scolaire ? S’il se trouve à l’école maternelle ou en primaire, dès la première absence non justifiée, l’établissement scolaire doit vous contacter. Après 4 demi-journées d’absence injustifiée dans un même mois, le directeur de l’école convoque l’équipe éducative pour analyser la situation. Ensemble, ils cherchent à comprendre les raisons de l’absentéisme et mettent en place des solutions personnalisées afin d’y remédier. Les mesures décidées lors de cette réunion sont formalisées dans un document, que vous signez, afin d’assurer un suivi transparent.
Un référent éducatif (généralement l’enseignant de la classe) est désigné pour vous accompagner durant cette période. Sa mission : vous aider, ainsi que votre enfant, à renouer avec une présence régulière en cours et à respecter l’obligation d’assiduité scolaire. Si toutefois les absences atteignent 10 demi-journées ou plus dans le mois, le directeur de l’école vous convoque à une réunion regroupant les membres concernés de la communauté éducative. Un dispositif d’aide renforcé est alors élaboré, formalisé par un contrat, et mis en œuvre pour soutenir l’enfant. Le directeur informe également le Dasen (Directeur académique des services de l’Éducation nationale) de la situation.
Les absences injustifiées au collège ou au lycée
S’il est au collège ou au lycée, votre enfant est convoqué par le conseiller principal d’éducation (CPE), dès sa première absence non justifiée. Il lui rappelle l’importance de l’assiduité et prend également contact avec vous. Si vous ne fournissez aucune justification ou si les motifs présentés sont incorrects, le directeur en informe le Directeur académique des services de l’Éducation nationale (Dasen). Celui-ci vous adresse alors un avertissement, vous rappelant les sanctions pénales encourues et vous informe des dispositifs d’accompagnement parental disponibles.
À partir de 4 demi-journées d’absences non justifiées dans le mois, le chef d’établissement vous convoque à un entretien pour réaffirmer vos obligations et évoquer les mesures d’accompagnement pouvant être mises en place pour remettre votre enfant sur la voie de l’assiduité. Le service social de l’établissement est également informé.
Une commission éducative, composée des membres concernés, se réunit pour analyser les causes de l’absentéisme et proposer des solutions adaptées. Vous signez conjointement un document qui récapitule ces mesures d’accompagnement. Si les absences dépassent 10 demi-journées non justifiées dans le mois, une nouvelle réunion avec la communauté éducative est organisée. Un dispositif spécifique d’aide et de suivi est alors instauré, formalisé par un contrat. Le chef d’établissement nomme un référent chargé du suivi de ce dispositif et informe le Dasen de la situation.
Ce que vous risquez si l’absentéisme perdure
Si l’absentéisme perdure malgré les mesures mises en place, le directeur académique des services de l’Éducation nationale saisit alors le procureur de la République afin que la situation de votre enfant soit examinée et que des suites judiciaires puissent être engagées si nécessaire. Si, après un avertissement du Dasen, l’obligation d’assiduité scolaire n’est toujours pas respectée et que les absences de votre enfant ne sont pas justifiées, ou si des raisons inexactes sont avancées, une amende de 750 € peut vous être infligée. Si ces absences non justifiées portent atteinte à l’éducation de votre enfant, vous encourez des poursuites pénales pouvant aller jusqu’à 2 ans de prison et 30 000 € d’amende.