Allocations chômage : pas de revalorisation au 1er juillet 2026
Réuni ce mardi 30 juin 2026, le conseil d’administration de l’Unédic n’est pas parvenu à un accord sur la revalorisation des allocations d’assurance chômage. Conséquence directe : les allocations ne seront pas augmentées au 1er juillet 2026, contrairement à ce qui se produit habituellement chaque année à cette période.
Pourquoi les allocations chômage ne sont pas revalorisées ?
Chaque année, le conseil d’administration de l’Unédic, qui réunit des représentants des organisations syndicales de salariés et des organisations patronales, doit se prononcer sur une éventuelle revalorisation du montant des allocations chômage. Cette décision intervient traditionnellement au 1er juillet.
Pour 2026, aucun accord n’a pu être trouvé lors de la réunion de ce mardi 30 juin. En cause : l’opposition des organisations patronales (le Medef, la CPME et l’U2P), qui invoquent la situation financière du régime d’assurance chômage pour justifier leur refus d’une revalorisation. Notons que les organisations syndicales réclamaient quant à elles un alignement, a minima, sur le niveau de l’inflation.
Ce nouveau gel fait également suite à une revalorisation déjà jugée insuffisante en 2025 par les syndicats : les allocations chômage n’avaient alors été augmentées que de 0,50 %, un taux inférieur à l’inflation constatée cette année-là.
| Les dernières revalorisations des allocations chômage | |
|---|---|
| Date | Revalorisation des allocations chômage |
| 1er juillet 2017 | + 0,65 % |
| 1er juillet 2018 | + 0,70 % |
| 1er juillet 2019 | + 0,70 % |
| 1er juillet 2020 | + 0,40 % |
| 1er juillet 2021 | + 0,60 % |
| 1er juillet 2022 | + 2,90 % |
| 1er avril 2023 | + 1,90 % |
| 1er juillet 2023 | + 1,90 % |
| 1er juillet 2024 | + 1,20 % |
| 1er juillet 2025 | + 0,50 % |
La CGT vent debout
Du côté des organisations syndicales, la décision suscite une vive opposition. Dans un communiqué, la CGT dénonce une « nouvelle atteinte au pouvoir d’achat des demandeurs d’emploi », intervenant après plusieurs années d’inflation soutenue.
Le syndicat rappelle également que les allocations chômage constituent un revenu de remplacement essentiel pour les personnes sans emploi, et que leur revalorisation devrait avant tout viser à préserver le pouvoir d’achat des allocataires, plutôt que de servir de variable d’ajustement budgétaire pour l’équilibre financier du régime.
La CGT demande par ailleurs une réforme des règles de gouvernance de l’Unédic, afin que l’absence d’accord entre administrateurs ne conduise plus automatiquement à un gel des prestations.