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Allocution de Macron du 25 avril 2019

L’intervention du chef de l’État en réponse à la crise des Gilets Jaunes et au Grand Débat National a eu lieu jeudi 25 avril à 18 heures. Qu’a-t-il annoncé ?
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À la suite de l’incendie de Notre-Dame-de-Paris, le président de la République Emmanuel Macron a reporté son discours prévu initialement le lundi 15 avril au jeudi 25 avril 2019 18 heures. Quelles mesures a-t-il annoncées ?

Retrouver ici un résumé des mesures annoncées par le président de la République, en réponse au Grand Débat National.



 

LE DIRECT

 

Infographie des mesures annoncées

Mesures annoncées par Emmanuel Macron le 25 avril 2019

Retrouver les permanences du projet français

Mieux accompagner les familles qui ont profondément changé depuis 20 ans pour « retrouver la dynamique de notre natalité », notamment les familles monoparentales, les mères seules.

Donner une prérogative de puissance publique à la Caisse d’allocations familiales afin qu’elle puisse « recueillir les impayés des pensions familiales ».

Engager les transitions de notre pays

La première concerne le climat : mise en place d’un conseil de transition écologique pour prendre les choix stratégiques. S’assurer de son suivi dans tous les champs ministériels.

Face au vieillissement, il est nécessaire de rebâtir un système de retraite juste.

    Remettre l’humain et la justice au cœur du projet national

    L’injustice fiscale a prédominé. Évaluer les sommes qui échappent à l’impôt. Pas de hausse d’impôt et des baisses d’impôt pour ceux qui travaillent. Supprimer certaines niches fiscales et baisser les dépenses publiques. Redonner aux classes moyennes ces économies.

    Donner les moyens d’enseigner mieux : des classes à taille humaine, des classes qui ne dépassent pas 24 élèves, investir dans nos enfants, rendre l’école davantage bienveillante avec les décrocheurs scolaires et les élèves en situation de handicap.

    Mieux former les professeurs, rendre leur carrière plus attractive. Changer la formation professionnelle. Mettre au cœur des décisions le travail et le mérite. Réformer l’assurance chômage.

    Le travail doit payer par le biais de l’intéressement des entreprises et le revenu universel d’activité.

    Au 1er janvier 2020, réindexation des retraites de moins de 2 000 euros et plus de sous-indexation à partir de 2021. »

    Constat du Président de la République

    Sentiments d’injustice économique, sociale et fiscale, sentiment d’abandon.

      Manque de considération et de confiance dans les élites.

      L’ordre public doit revenir. Les vies oubliées de la politique se sont réveillées et exprimées.

      L’inquiétude des grands changements : le climat, l’immigration, le numérique, le déclassement social, le vieillissement.

        Faut-il arrêter tout ce qui a été fait depuis 2 ans ?

        Les transformations, les réformes doivent continuer.

        • Le travail et le mérite au cœur des réformes
        • Redevenir une nation forte
        • Moderniser notre économie

        Les fondamentaux des deux premières années doivent être poursuivis : « les premiers résultats sont là ».

        « Nous recréons des emplois (...) les investissements repartent (...) notre croissance est supérieure à bien de nos pays voisins ».

        La réponse est dans la définition d’une nouvelle ambition. Le projet national doit être plus humain et plus juste. Retrouver la maîtrise de notre destin et de nos vies.

        Comprendre pourquoi on décide les choses.

        Redonner une espérance de progrès à chacun pour reconstruire profondément l’art d’être français : être attaché à notre histoire et embrasser l’avenir, cette capacité à débattre de tout en permanence, ne pas céder à la loi du plus fort, porter un projet d’ambition pour aujourd’hui et demain.

        Les grands axes

        Changer en profondeur notre administration : avoir une organisation plus efficace

        Consolider la place de nos élus dans la république et au premier chef celle des maires.

        La démocratie participative est essentielle et le rôle du parlement doit être plus significatif pour que toutes les sensibilités politiques soient représentées. Les concitoyens veulent participer davantage. La question du vote obligatoire et du vote blanc ne sera pas retenue. Donner plus de place à la voie référendaire dans notre démocratie. Le RIP (référendum d’initiative partagé )doit être amélioré pour être utilisé. Au niveau local, renforcer le droit de pétition, le droit d’interpellation des élus, inscrire des sujets dans le débat public local. Mobiliser l’intelligence collective avec des citoyens tirés au sort.

        Accéder l’accès au service public en moins de 30 minutes. L’accès aux soins pour tous. Plus de fermeture d’école et d’hôpitaux sans la décision du maire. Développer les projets patrimoniaux culturels, développer des campus connectés. Avoir pour chaque citoyen un endroit pour avoir des réponses dans chaque canton. « La simplicité c’est la vraie protection ».

        Réconcilier la métropole, la ville moyenne et le rural. L’État doit repenser son approche du terrain, du territoire : « nous avons trop, de monde à Paris (...) je veux remettre des fonctionnaires sur le terrain ». Donner plus de pouvoir au terrain. Répondre aux aspirations des territoires, des élus.

        Réformer la haute fonction publique.