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Appellations « steak », « merguez » ou « lait » désormais interdites sur les produits d'origine végétale

Dans le cadre de l’examen du projet de loi agriculture et alimentation, les députés ont voté pour l’interdiction de commercialiser des produits d’origine végétale sous un nom évoquant un produit carné.

Adieu « steak de soja », « merguez vegan », « lait d’amande » ou « goût bacon ». Jeudi 19 avril, l’Assemblée nationale a voté l’interdiction de commercialiser un produit portant un nom évoquant un produit d’origine animale si celui-ci contient trop d’ingrédients végétaux. Le point sur cet amendement.

Appellations « steak », « merguez » ou « lait » désormais interdites sur les produits d’origine végétale



Des appellations plus cohérentes pour ne pas tromper le consommateur sur la composition des produits

Jean-Baptiste Moreau (LREM), éleveur bovin de profession et président de coopérative agricole a porté cet amendement avec pour objectif, selon lui, « d’interdire certaines pratiques commerciales trompeuses pour le consommateur ». Il cible les produits alimentaires « qui associent des termes comme « steak », « filet », « bacon », « saucisse », à des produits qui ne sont pas uniquement, ou pas du tout, composés de viande », selon son exposé des motifs. Sont plus généralement concernées les dénominations faisant référence à des produits d’origine animale, notamment le lait, la crème ou le fromage.

À cause de l’interdiction des termes « lait végétal » ou « saucisses végétariennes » pouvant prêter à confusion sur leur origine « non animale », les industriels vont devoir faire preuve de créativité pour renommer les substituts végétariens... Le « végébacon » va-t-il devenir des « bandes végétariennes texturées à base de soja » ?

L’amende pourra aller jusqu’à 300 000 euros

M. Moreau défend son amendement en expliquant : « On a aussi des steaks hachés qui vont avoir entre 30 et 40 % de produits végétaux, qui coûtent moins cher à fabriquer, mais qui sont quasiment vendus le même prix au consommateur, sous l’appellation steaks hachés ». Un arrêté fixera prochainement le taux de matière végétale tolérée dans un produit pour qu’il garde l’appellation « viande ».

En cas de non-respect des appellations, après avoir d’abord sommé l’entreprise de changer l’appellation du produit, un juge pourra lui octroyer une amende allant jusqu’à 300 000 euros pour pratique commerciale trompeuse.