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#BalanceTonPanneau pour recenser les incohérences des nouveaux panneaux de 80 km/h

L’opposition à l’abaissement de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires sans séparateur central reste vive. Que ce soit les automobilistes ou les élus, chacun trouve les moyens d’exprimer son mécontentement. Qu’en est-il ?

Sous le hashtag #BalanceTonPanneau, l’association 40 millions d’automobilistes invitent les usagers de la route à signaler les nouveaux panneaux 80 km/h mal installés, non justifiés ou difficiles à lire. De son côté, « le conseil départemental [de l’Orne] a décidé de faire la grève des nouveaux panneaux indiquant le 80 km/h ». Un point sur la situation.

#BalanceTonPanneau pour recenser les incohérences des nouveaux panneaux de 80 km/h



Dans l’Orne, le conseil départemental ne veut pas avancer le cout des panneaux

Dans le département normand, ce n’est pas sur le fond qu’il y a désaccord, mais sur la forme. En effet, « le département de l’Orne ne souhaite pas faire l’avance du coût des panneaux et de leur pose et demande à l’État de bien vouloir le faire », problème soulevé en assemblée départementale le 29 juin dernier, qui a conduit à la décision de « faire la grève des panneaux » en les installant, puis en les recouvrant d’une bâche.

Pour le département, la décision de réduire la vitesse à 80 km/h est une décision prise unilatéralement par l’État, il lui incombe donc la responsabilité de financer les installations des nouveaux panneaux.

Des incohérences pointées du doigt

L’entrée en vigueur de la limitation de vitesse à 80 km/h au 1er juillet n’a pas apaisé les tensions… au contraire ! Les automobilistes ne décolèrent pas et ne se gênent pas pour dénoncer les incohérences observées, notamment sur Twitter où l’association 40 millions d’automobilistes les invitent à poster les photos des aberrations constatées sur la route sous le hashtag #BalanceTonPanneau.

Il s’agit par exemple de panneaux installés « par erreur » comme sur la D41 à Vienne (Isère) ou la D915 vers Bonnières-sur-Seine (Yvelines) où ils sont implantés sur une chaussée à trois voies, dont deux sont dans le même sens de circulation, où la vitesse devrait être limitée à 90 km/h dans le sens des deux voies contigües. On peut également y voir des panneaux vandalisés ou masqués.

Une recrudescence des contestations est à prévoir

Malgré le bâchage ou la dégradation de certains panneaux, la limitation de vitesse qu’ils indiquent doit être respectée. Les avocats s’attendent donc à voir apparaitre les premiers cas de contestations dus à la mauvaise lisibilité des panneaux ou à leur présence non justifiée.

Pour ceux qui ne raffolent pas des batailles juridiques, il faudra payer 68 euros d’amende et perdre 1 point sur son permis pour un dépassement de 10 km/h de la vitesse autorisée.