Calendrier vaccinal 2023 : les nouveautés et les vaccins obligatoires
Ce mercredi 12 avril, le ministère de la Santé a mis à jour son calendrier vaccinal pour cette année 2023. C’est donc l’occasion de faire le point sur les nouveautés, mais aussi sur les vaccinations qui restent obligatoires chez l’enfant et chez l’adulte.
Calendrier vaccinal 2023 : quelles sont les nouveautés ?
Première nouveauté du calendrier vaccinal 2023 : le ministère de la Santé préconise de vacciner tous les nourrissons contre les Rotavirus. Cette vaccination « ne protège pas contre les gastro-entérites aiguës dues à d’autres causes que le rotavirus », précise toutefois le ministère. Dans le détail, en cas d’administration du vaccin RotaTeq®, trois injections doivent être effectuées à l’âge de 2, 3 et 4 mois contre deux injections à l’âge de 2 et 3 mois pour le vaccin Rotarix®.
Autre changement : le ministère de la Santé explique que la vaccination contre la grippe saisonnière est désormais ouverte aux 2-17 ans sans comorbidité. Les professionnels de santé doivent privilégier le vaccin Fluenz Tetra qui est administré par voie intranasale. Cependant, en cas d’indisponibilité, les autres vaccins peuvent être injectés.
Enfin, le vaccin MenQuadfi® peut dorénavant être administré dans le cadre de la vaccination contre les infections à méningocoques ACWY et les sages-femmes, les infirmiers, les pharmaciens peuvent prescrire et administrer des vaccins. La liste des vaccins concernés sera précisée dans le courant de l’année, indique le ministère.
Quelles sont les vaccinations obligatoires chez l’enfant ?
Depuis le 1er janvier 2018, 11 vaccins sont obligatoires chez l’enfant, sauf contre-indication médicale :
- le vaccin contre la coqueluche : une dose doit être administrée à l’âge de 2 mois et une à 4 mois. Puis trois doses de rappel : à l’âge de 11 mois, à 6 ans et entre 11 et 13 ans ;
- le vaccin contre le tétanos, la poliomyélite et la diphtérie : une dose injectée à l’âge de 2 mois et une autre à 4 mois. Puis, trois doses de rappel : à l’âge de 11 mois, à 6 ans et entre 11 et 13 ans ;
- le vaccin contre les infections invasives à Haemophilus Influenzae de type b : une dose administrée à l’âge de 2 mois et une à 4 mois, puis une dose de rappel à 11 mois. Pour les enfants non vaccinés, deux doses à un mois d’intervalle lorsque le bébé a entre 6 et 12 mois puis un rappel 6 mois après la première injection ou une seule dose entre les 12 mois et les 5 ans de l’enfant ;
- le vaccin contre l’hépatite B : trois doses à l’âge de 2 mois, 4 mois et 11 mois avec le vaccin Hexalent ou un intervalle d’au moins 5 mois entre la 2e et la 3e dose en cas d’utilisation d’un autre vaccin ;
- le vaccin contre les infections invasives à méningocoque de sérogroupe C : une dose à l’âge de 5 mois et une autre à 12 mois ;
- le vaccin contre les infections à pneumocoque : deux injections à l’âge de 2 mois et à 4 mois puis une dose de rappel à 11 mois ;
- le vaccin contre la rubéole, la rougeole et les oreillons : une dose à l’âge de 12 mois et une autre entre 16 et 18 mois.
Bon à savoir : il existe une autre vaccination obligatoire pour les personnes qui vivent en Guyane, celle contre la fièvre jaune. Les enfants âgés de 9 à 24 mois doivent recevoir 2 doses, la première entre ses 9 et 24 mois et la deuxième entre ses 6 et 10 ans. En revanche, les enfants de plus de 24 mois doivent recevoir une dose unique.
Des vaccins sont-ils obligatoires chez l’adulte ?
En fonction de l’activité exercée, certaines vaccinations sont obligatoires. À titre d’exemple, les médecins, pharmaciens, sages-femmes, infirmiers, ambulanciers, chirurgiens-dentistes ou encore les masseurs-kinésithérapeutes doivent obligatoirement se faire vacciner contre l’hépatite B.
En revanche, pour les autres adultes, la vaccination est simplement recommandée. C’est notamment le cas de la vaccination contre la Covid-19, celle contre le zona, celle contre la rage, ou encore celle contre la leptospirose. De même, en cas de voyage à l’étranger, certaines vaccinations sont recommandées. Donc, avant de partir, n’hésitez pas à en parler à votre médecin traitant.