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Contrefaçons : 5 millions d'annonces retirées en deux mois sur Internet

Simples et rapides, les achats en ligne sont devenus monnaie courante. Pourtant, une récente révélation de l'association Unifab inquiète les internautes : en seulement deux mois, ce sont près de 5 millions d'annonces illégales qui ont été retirées de la toile.
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Vêtements, accessoires, cosmétiques, ou encore produits pharmaceutiques, le fléau de la contrefaçon ne semble épargner aucun secteur.

Contrefaçons : 5 millions d'annonces retirées en deux mois sur Internet

Un résultat d'enquête alarmant

Il faut l'avouer, les dernières découvertes de l'Union des fabricants (Unifab) font l'effet d'un véritable coup de poing. Pour cause, cette association de défense du droit à la propriété intellectuelle révèle des chiffres qui font tourner la tête. Plus qu'un simple événement médiatique, les 200 entreprises adhérentes à l'Unifab tiennent à alerter sur une problématique majeure.

En effet, selon une récente enquête, plus de 5 millions d'articles de contrefaçon paradaient encore sur le Web il y a moins de 4 mois. Supprimées entre décembre 2020 et janvier 2021, ces annonces illégales concernent tous les domaines d'activité. Elles entraînent une importante perte de chiffre d'affaires pour les entreprises françaises concernées. Celle-ci est estimée à 6 milliards d'euros.

Plus encore, ces 5 millions d'annonces frauduleuses ne seraient malheureusement que l'arbre qui cache la forêt. L'Unifab n'hésite d'ailleurs pas à le faire remarquer : « les résultats alarmants de ces statistiques laissent entrevoir une réalité bien plus grande, et bien plus sombre, si l'ensemble des données avaient été collectées auprès des 200 entreprises qui composent l'Unifab, et encore bien plus si toutes les entreprises en France avaient participé à cette étude ».

Que dit la loi au sujet de la contrefaçon ?

La lutte contre la contrefaçon ne date pas d'hier. Selon la loi, les plateformes sont tenues de supprimer les annonces susceptibles de proposer des produits illicites. Elles peuvent également exclure temporairement les vendeurs n'ayant pas respecté les règles de vente. Par ailleurs, acheter un article de contrefaçon est passible de diverses sanctions allant jusqu'à 300 000 euros d'amende et trois ans d'emprisonnement selon l'article 615-14 du Code de la propriété intellectuelle.

« Eldorado des contrefacteurs » selon l'Unifab, Internet est la porte ouverte aux produits illégaux. Un sondage IFOP révèle que 37 % des consommateurs ont déjà acheté en ligne un produit contrefait sans le savoir. Face à ce phénomène, l'Unifab appelle à une prise de conscience collective de manière à responsabiliser tous les acteurs en ligne. L'association estime tout particulièrement nécessaire de renforcer la responsabilité des plateformes digitales et des réseaux sociaux ; une position qu'elle avait déjà tenue lors du rapport de l'Assemblée nationale présenté par les députés Christophe Blanchet et Pierre-Yves Bournazel au mois de décembre.