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Covid-19 : la protection des vaccins diminue clairement au bout de quelques mois, selon une étude

Selon une étude britannique, l’efficacité des vaccins diminue considérablement au bout de quelques mois. Ils demandent donc d’instaurer une nouvelle campagne de vaccination.
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Tous les Français devront-ils recevoir une 3e dose de vaccin ? La question peut se poser alors que selon une étude britannique publiée ce mercredi 25 août 2021, la protection contre la Covid-19 offerte par les vaccins AstraZeneca et Pfizer/BioNTech s’estompe avec le temps.

Covid-19 : la protection des vaccins diminue clairement au bout de quelques mois, selon une étude

Une étude basée sur près de 1,2 million de personnes

Pour arriver à ce résultat, les chercheurs se sont basés sur un panel de personnes utilisant l’application Zoe Covid Study et qui ont enregistré leur vaccination entre le 8 décembre 2020 et le 31 juillet 2021. Puis, ils ont étudié celles qui ont signalé un test de dépistage positif à la Covid-19 entre le 26 mai 2021, lorsque le variant Delta est devenu dominant outre-Manche, et fin juillet 2021.

Dans le détail, cette étude comprend 709 486 résultats de tests positifs de Britanniques qui avaient déjà reçu leurs deux doses d’AstraZeneca, 411 642 de résultats de tests de dépistage positifs de ceux doublement vaccinés avec le sérum Pfizer ainsi que 76 051 résultats de tests d’utilisateurs qui n’étaient pas encore entièrement vaccinés au moment de l’infection.

Vaccin Pfizer/BioNTech : une efficacité de 74 % au bout de 5 à 6 mois

Ainsi, selon cette étude, l’efficacité du vaccin Pfizer/BioNTech est de 88 % un mois après la deuxième dose. Mais celle-ci tombe à 74 % au bout de 5 à 6 mois. Pour le vaccin AstraZeneca, la protection contre un risque d’infection est de 77 % un mois après la deuxième dose et passe à 67 % au bout de 4 à 5 mois.

Cette efficacité qui se réduit au fil du temps « n’est pas inattendue », estiment les chercheurs avant de rappeler que cette étude doit permettre « une nouvelle stratégie de vaccination au cours des prochains mois. » Pour rappel, la campagne de vaccination britannique a priorisé le personnel de santé, les personnes âgées et celles considérées comme étant fragiles.

« Dans le pire des cas, il pourrait y avoir une protection inférieure à 50 % pour les personnes âgées et les travailleurs de la santé d’ici cet hiver », estime Tim Spector, l’un des principaux chercheurs de cette étude, avant d’ajouter : « Nous devons de toute urgence planifier des rappels de vaccins et étudier si une stratégie de vaccination des enfants pourrait faire réduire les décès et les hospitalisations. »

En France, une 3e dose dès le 12 septembre

Par ailleurs, le Premier ministre, Jean Castex a annoncé ce jeudi 26 août 2021 sur RTL que les résidents en Ehpad pourraient avoir leur 3e dose à partir du 12 septembre. De leur côté, les 65 ans et plus et les personnes qui présentent des comorbidités pourront prendre un rendez-vous pour avoir leur dose de rappel à partir du 1er septembre 2021. Pour mémoire, le délai entre la deuxième et la troisième dose doit être au moins de 6 moins, comme le préconise la Haute autorité de santé.

En tout, selon Olivier Véran, le ministre de la Santé, 18 millions de personnes sont concernées. En revanche, pour le moment, les autres Français entièrement vaccinés ne doivent pas prendre un nouveau rendez-vous. Toutefois, le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy a rappelé ce jeudi 26 août sur Europe 1 qu’il n’était « pas exclu qu’on aille sur un rappel sur une population plus globale », avant de rappeler qu’il ne s’appuyait « pas sur des données scientifiques solides (…), mais sur le fait qu’il n’y a aucune vérité acquise. »