Jeudi 15 octobre, de nouvelles informations à propos de l’aide exceptionnelle de 150 euros prévue par l’État entrent en contradiction avec le discours présidentiel de la veille. Elle ne sera finalement pas accordée aux bénéficiaires des APL (Aides personnalisées au logement), mais seulement à ceux touchant le RSA ou encore l’ASS, sauf modification de la part du gouvernement. La nouvelle, décevante pour beaucoup, est particulièrement accablante pour les jeunes de 18 à 25 ans, bien souvent éligibles aux APL.
Quels sont finalement les bénéficiaires de l’aide exceptionnelle ?
Le dispositif d’aide exceptionnelle est instauré pour épauler les citoyens les plus modestes en période de crise sanitaire. Déjà versée à de multiples foyers au mois de mai, elle est reconduite dans les prochaines semaines au profit des mêmes bénéficiaires.
Malgré l’annonce d’Emmanuel Macron, seules les personnes percevant le RSA (Revenu de solidarité active), l’ASS (Allocation de solidarité spécifique), l’AER (Allocation équivalent retraite), la prime forfaitaire pour reprise d'activité ou encore le RSO (Revenu de solidarité) sont susceptibles d’obtenir l’aide d’un montant de 150 euros. Le versement s’effectuera de manière automatique par les organismes en question, soit la CAF (Caisse d’allocations familiales), la MSA (Mutualité sociale agricole) et Pôle Emploi.
Une prime de 100 euros supplémentaires par enfant
L’aide exceptionnelle de 150 euros s’accompagne d’une prime de 100 euros par enfant à charge. Celle-ci s’adresse donc aux bénéficiaires du RSA et de l’ASS, mais s’étend également aux parents touchant les APL. S’ils ne sont pas éligibles à l’aide exceptionnelle, ils peuvent tout de même prétendre à cette prime, accordée seulement aux foyers avec enfant.
Les jeunes de 18 à 25 ans, qui sont nombreux à percevoir les APL, sont ainsi écartés du dispositif à l’heure actuelle. D’autres mesures devraient cependant voir le jour prochainement en faveur « des publics les plus fragiles, les plus pauvres et les plus vulnérables » selon le dernier communiqué du Premier ministre, Jean Castex.