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Dépistage précoce de l'autisme grâce à un examen plus approfondi

Dans le cadre du programme national sur l’autisme, une consultation plus longue est instaurée pour améliorer la détection de l’autisme par les pédiatres et les médecins généralistes.
Sommaire

Actuellement en France, d’après les statistiques des CRA (Centres de ressources autisme), les enfants de moins de 5 ans ne représentent qu’un tiers des diagnostics. La HAS (Haute autorité de santé) préconise pourtant une intervention anticipée, dans l’idéal avant l’âge de 4 ans. Le rôle des médecins et pédiatres qui sont en contact fréquent avec l’enfant dès son plus jeune âge est crucial pour réussir à détecter le plus tôt possible les signes de l’autisme et intervenir au mieux. Désormais, ils ont la possibilité de réaliser un examen plus approfondi en cas de suspicion d’autisme. Un point sur les modalités de cette consultation.

Dépistage précoce de l’autisme grâce à un examen plus approfondi



Une consultation remboursée à hauteur de 60 €

Depuis le 11 février 2019, si un médecin généraliste ou un pédiatre suspecte un cas d’autisme chez un enfant, il peut pratiquer une consultation plus approfondie.

Le but de cette séance est de permettre le diagnostic le plus fin et précis possible pour l’enfant et sa famille. Ensuite, il s’agira de l’orienter rapidement, si besoin, vers une structure adéquate afin d’effectuer un bilan qui vise à valider le diagnostic et à pratiquer les interventions utiles à l’enfant.

Cette consultation sera remboursée par l’Assurance maladie à hauteur de 60 €.

« Réduire le délai de diagnostic »

« Cette consultation vise à réduire le délai de diagnostic de l’autisme pour éviter l’errance des familles et faire en sorte que l’enfant bénéficie des accompagnements nécessaires pour favoriser son développement », explique Claire Compagnon, déléguée interministérielle à la stratégie nationale pour l’autisme au sein des troubles du neuro-développement.

Durant la consultation approfondie, le médecin pourra passer du temps sur l’identification des signes d’alerte par le biais de « bonnes pratiques » adaptées et s’appuyer sur des questionnaires approuvés par des médecins reconnus internationalement.

Les signes qui doivent alerter

Souvent, le premier signe d’alerte de l’autisme est l’inquiétude des parents face à un retard de développement de leur enfant (langage, communication).

D’autres indications peuvent alerter le médecin ou le pédiatre. Par exemple, si entre l’âge de 12 et 18 mois l’enfant ne gazouille pas, ne parvient pas à montrer un objet du doigt ou encore n’arrive pas à reproduire certains gestes de la main. Après 18 mois, le fait que l’enfant ne prononce aucun mot est un signe d’alerte. De même s’il ne parvient pas à associer des mots à 2 ans et plus.




Une série de questionnaires adaptés

Plusieurs types de tests existent pour détecter les signes d’autisme. Ils sont spécifiques pour chaque tranche d’âge.

Pour les enfants âgés de 16 à 30 mois, le test M-CHAT peut être réalisé. Si les résultats révèlent un TSA (Trouble dans le spectre de l’autisme), un échange plus détaillé avec les parents par le biais du questionnaire de suivi M-CHAT-R/F peut être effectué en complément du test.

Lorsque l’enfant a plus de 4 ans, il est possible d’utiliser le « questionnaire de communication sociale SCQ ».

Enfin, pour les enfants et adolescents sans trouble du développement intellectuel associé, les médecins pourront s’appuyer sur les questionnaires AQ (Autism-spectrum Quotient), ASSQ (Autism Spectrum Screening Questionnaire) ou SRS-2 (Social Responsiveness Scale).