Mauvaise nouvelle pour votre pouvoir d’achat. Car sauf volte-face gouvernemental de dernière minute, les prix de l’électricité devraient augmenter au 1er février 2024, alors que les tarifs sur les marchés de gros ne flambent plus.
Pourquoi les tarifs d’électricité devraient-ils augmenter ?
Ce mercredi 10 janvier, la CRE (Commission de régulation de l’énergie), chargée de calculer l’évolution des tarifs réglementés de vente d’électricité, avait annoncé une bonne nouvelle. Les prix moyens hors taxe devraient baisser de « 0,35 % », écrivait l’organisme.
Alors pourquoi devraient-ils finalement grimper ? La raison est simple : le gouvernement devrait augmenter la fraction sur l’électricité, ex-TICFE. Cette taxe est acquittée par « les personnes qui produisent de l’électricité et l’utilisent pour leurs propres besoins » et par « les fournisseurs d’électricité », précise le ministère de l’Économie.
Avec la mise en place du bouclier tarifaire en 2021, le gouvernement l’avait diminuée au niveau le plus bas prévu par le droit européen. Résultat : l’ex-TICFE était passée de 32,44 €/MWh à 1 €/MWh pour les particuliers et de 26 €/MWh à 0,50 €/MWh pour les professionnels. Un montant exceptionnellement minoré qui avait été prolongé jusqu’à ce 31 janvier 2024 et qui devrait donc s’arrêter.
Vers une augmentation de 10 % au 1er février 2024 ?
Attention toutefois, car rien n’est encore fait. D’ailleurs, pour avoir toutes les cartes en main, le gouvernement a demandé 2 scénarios distincts à la CRE : un premier où la taxe est maintenue à son niveau actuel de 1 €/MWh et un deuxième où l’ex-TICFE passe à 22,54 €/MWh, soit le plafond fixé par la loi de Finances pour 2024.
Dans le cas où la fraction sur l’électricité reste identique, les tarifs réglementés de vente d’électricité baisseraient de « 0,01 % TTC » pour les clients résidentiels et de « 3,59 % TTC » pour les clients non résidentiels. En revanche, dans l’autre simulation, la note serait salée : + 10 % TTC pour les particuliers et + 6,20 % TTC pour les professionnels.
La 3e hausse de prix en seulement 12 mois ?
Reste donc désormais à savoir le scénario choisi par le gouvernement. Mercredi 15 novembre, Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie assurait qu’il n’y aurait pas « d’augmentation de la facture de plus de 10 % ». La promesse serait donc tenue.
Mais, pour les Français dont le pouvoir d’achat est rogné depuis de nombreux mois, la pilule pourrait avoir du mal à passer. D’abord, cela se traduirait par une hausse de la facture moyenne de 130 €. Mais surtout, cette hausse interviendrait après 2 augmentations en 2023 : une première de 15 % le 1er février et une deuxième de 10 % le 1er août. Avec cette hausse de 10 %, les tarifs bondiraient alors de plus de 39 % en seulement 12 mois.
| Électricité : les dernières évolutions du tarif réglementé de vente | |
|---|---|
| Date | Évolutions du tarif réglementé de vente d’électricité |
| 1er février 2018 | + 0,70 % |
| 1er août 2018 | - 0,50 % |
| 1er juin 2019 | + 5,90 % |
| 1er août 2019 | + 1,30 % |
| 1er février 2020 | + 2,40 % |
| 1er août 2020 | + 1,54 % |
| 1er février 2021 | + 1,61 % |
| 1er août 2021 | + 0,48 % |
| 1er février 2022 | + 4 % |
| 1er février 2023 | + 15 % |
| 1er août 2023 | + 10 % |
Bon à savoir : les tarifs réglementés de vente d’électricité sont révisés 2 fois par an.
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