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Endométriose : une nouvelle plateforme en ligne

Une femme sur 10 est atteinte d’endométriose en France, une maladie chronique bien souvent diagnostiquée tard et mal prise en charge. Grâce à une nouvelle plateforme en ligne, les femmes peuvent désormais obtenir le suivi adéquat et l’accompagnement de professionnels de santé qualifiés.
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L’endométriose est une maladie gynécologique complexe qui touche 2,5 millions de femmes sur le territoire. Elle peut provoquer d’intenses douleurs pelviennes, en particulier pendant les règles, et entraîner une infertilité. Le quotidien des femmes victimes d’endométriose se transforme généralement en parcours du combattant, entre souffrance et errance diagnostique.

Endométriose : une nouvelle plateforme en ligne



Une plateforme pour améliorer la prise en charge de l’endométriose

Baptisée Endoziwig, la nouvelle plateforme est le fruit d’une collaboration entre une entreprise lyonnaise et la Société de chirurgie gynécologique et pelvienne (SCGP). Elle permet aux femmes d’obtenir un suivi personnalisé et d’être orientées vers des professionnels compétents lorsqu’elles soupçonnent d’être atteintes d’endométriose.

Cet outil est loin d’être anodin pour les patientes qui se heurtent trop souvent à l’incompréhension des médecins et la minimisation de leurs symptômes. En France, elles doivent attendre entre 7 et 10 ans avant qu’un diagnostic soit posé. Entre-temps, les traitements inadéquats et les interventions chirurgicales se multiplient sans mettre fin aux douleurs.

Quel est le fonctionnement de cette plateforme ?

La plateforme est conçue autour d’une intelligence artificielle. En cas de suspicion d’endométriose, elle est capable de guider les patientes. Pour cela, elles doivent remplir un questionnaire construit par des médecins spécialisés, dans lequel elles peuvent ajouter des comptes-rendus d’examens. En fonction des réponses, l’intelligence artificielle estime le risque d’endométriose et oriente vers un professionnel de santé.

Les femmes pour qui le diagnostic est posé peuvent également utiliser la plateforme Endoziwig. Elle joue alors le rôle d’intermédiaire entre le médecin et la patiente, facilitant le suivi. La plateforme offre la possibilité de préparer les consultations et d’effectuer un bilan de l’état de santé (force des douleurs, régularité, saignements, fatigue, etc.).

Testée par 600 femmes durant deux mois, elle a la capacité d’amasser 550 données par patiente et les conserver en toute sécurité. Une application mobile rendra bientôt la plateforme accessible partout.

Vers une reconnaissance de l’endométriose comme affection de longue durée (ALD) ?

En juillet 2020, Olivier Véran, ministre de la Santé, confiait à ses équipes une mission. À la clé, la reconnaissance de l’endométriose comme affection de longue durée (ALD), c’est-à-dire une affection nécessitant un traitement prolongé. Elle accorderait plus de visibilité à la maladie, ainsi qu’une prise en charge à 100 % des soins par l’Assurance maladie.

Cette reconnaissance est demandée par l'association ENDOmind, à l'origine de la campagne « Faisons entrer l’endométriose dans la liste des ALD30 », qui déplore notamment le manque de connaissances et de formations des médecins et gynécologues.