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Engagements du gouvernement pour améliorer le bien-être des étudiants en santé

De récentes enquêtes ont révélé le mal-être des étudiants en santé. Un rapport identifiant les risques auxquels ils sont confrontés et présentant des mesures pour y remédier a été remis ce mardi 3 avril. Quelles sont les principales mesures envisagées ?
Ce mardi 3 avril, Agnès Buzyn, ministre de la Santé et Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, ont présenté 15 mesures visant à améliorer le bien-être des étudiants en santé. Un point sur ces principaux engagements.

Engagements du gouvernement pour améliorer le bien-être des étudiants en santé

Pourquoi des mesures pour lutter contre la souffrance des étudiants en santé ?

Selon une enquête présentée par l’INSI (InterSyndicale nationale des internes) le 13 juin 2017, sur 22 000 étudiants en médecine interrogés, « 66,2 % déclaraient souffrir d’anxiété et 27,7 % de dépression. Et plus d’un sur cinq indiquait avoir eu des idées suicidaires » ; des chiffres qui témoignent de la souffrance de ces futurs médecins.
Par ailleurs, une autre enquête menée par la FNESI (Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers) cette même année, révélait que « 78 % des étudiants en soins infirmiers se déclarent souvent ou tout le temps stressés ».

À la fin du mois de juillet 2017, Agnès Buzyn, ministre de la Santé et Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur ont donc demandé au Dr Donnata Marra de réaliser un rapport visant à « identifier les risques auxquels ces étudiants sont confrontés », puis de proposer des solutions pour y remédier.

Ce rapport remis ce mardi 3 avril 2018 confirme effectivement que les étudiants en santé souffrent de « stress chronique », d’« anxiété », d’« épuisement professionnel », ou encore de « dépression ».

Agnès Buzin a donc affirmé qu’il y avait « urgence à agir », car « les futurs professionnels de santé sont une richesse pour notre pays et nous devons leur offrir les conditions d’étude qu’ils méritent ».

Les principaux engagements annoncés pour améliorer le bien-être des étudiants en santé

Parmi les principales mesures proposées, figure notamment la notation systématique des lieux de stage par les étudiants. Ainsi, en cas « d’évaluation insatisfaisante », il sera possible de déclencher une procédure de « réexamen de l’agrément ou des conventions » des terrains de stage.

Par ailleurs, les conditions de travail des étudiants en stage seront également améliorées. En effet, le « respect strict du repos de sécurité » ainsi que « la limitation à 48 h du temps de travail hebdomadaire » sont envisagés.

Il est également prévu de « repenser les cursus » afin de mettre l’accent sur les « compétences à acquérir » et « sortir d’une logique de compétition » notamment lors des ECN (épreuves classantes nationales).

Autre engagement annoncé pour prévenir la souffrance des étudiants, l’introduction d’un « module transversal concernant les risques psychosociaux et la gestion du stress » dans toutes les formations en santé, et la mise en place d’une « structure d’accompagnement » dans chaque établissement pour faciliter « le dépistage des signes de souffrance mentale ».

Enfin, les ministres ont également précisé qu’il était nécessaire de mettre l’accent sur la « formation des formateurs » et des « pairs étudiants » pour mieux « détecter cette souffrance psychique ».