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Fonction publique : un plan de départs volontaires inédit en préparation

Dans le cadre de la réforme de l’Action Publique qui s’étendra durant toute la durée du quinquennat du Président Macron, le Premier ministre et le ministre des Affaires et des Comptes publics ont annoncé jeudi 1er février 2018 une partie des mesures que le gouvernement souhaite mettre en place.

Jeudi 1er février 2018, le Premier ministre Édouard Philippe et Gérald Darmanin, le ministre des Affaires et des Comptes publics ont annoncé travailler sur un plan de départs volontaires pour accompagner la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires que le gouvernement souhaite voir remplacer en partie par des contractuels. Qu’ont-ils annoncé à propos de ce plan ? Quel est son but ? Comment les syndicats réagissent-ils à cette nouvelle ?

Fonction publique : un plan de départs volontaires inédit en préparation



L’exécutif veut plus de contractuels, moins de fonctionnaires

Édouard Philippe a annoncé que le projet du gouvernement est d’embaucher plus de contractuels et de diminuer grandement le nombre de fonctionnaires actuel pour en finir avec l’emploi à vie.

Il souhaite aussi voir appliquer plus fréquemment des systèmes de rémunération « au mérite ».

Pour se faire, une « grande concertation » avec les syndicats de la fonction publique commencera en février et s’étendra tout au long de l’année 2018, dont la mission sera aussi de faire des propositions pour aller vers la simplification des instances représentatives du personnel et l’accompagnement des départs ou des reconversions dans la fonction publique.

Un plan de départs volontaires va être mis en place

Dans le cadre de ces réformes, M. Darmanin a annoncé le projet d’un plan de départs volontaires à grande échelle  « pour ceux qui souhaiteraient partir, en conséquence de la réforme de l’État ».

Une source gouvernementale a confié au journal Le Point que ce plan pourrait être financé par une partie du budget de 700 millions d’euros alloués au plan de la transformation de l’Action publique que le gouvernement veut mettre en place sur 5 ans.

Pour justifier la mise en place de ce plan, G. Darmanin a précisé : « Il ne s’agit pas de faire un plan de départs volontaires pour tout le monde, bien évidemment. Il s’agit d’adapter nos services publics et de le faire avec et pour les agents publics ».

Édouard Philippe de son côté assure que « Ce qui est en jeu, c’est d’adapter le statut de la fonction publique, de l’assouplir, de faire en sorte qu’il puisse redevenir un cadre efficace pour l’action publique »

Les syndicats craignent un « dynamitage de la fonction publique »

La mise en place de ces nouvelles réformes s’annonce compliquée. La CGT et l’UNSA parlent déjà d’« attaque », Solidaires alerte sur le « dynamitage de la fonction publique » voulu par l’exécutif.

La CGT, par l’intermédiaire de Jean-Marc Canon a commenté : « Nous avons affaire à un président de la République et à un gouvernement qui sont en train de s’attaquer frontalement à la fonction publique » pour « se conformer aux prévisions d’Emmanuel Macron de supprimer 120 000 emplois dans la fonction publique ».

La CFDT avec plus de réserve a déclaré attendre avec impatience une rencontre avec le gouvernement « pour discuter de ce qui est vraiment derrière ces annonces ».



Confirmation de la réforme concernant les diplômés de l’ENA

Le Premier ministre a également confirmé la mise en place prochaine d’une réforme pour que les diplômés de l’ENA issus des grands corps soient dorénavant affectés, deux ans après leur sortie de l’école, aux « projets prioritaires » de l’exécutif.