France Travail touchée par une nouvelle cyberattaque : 3 questions pour tout savoir
Mauvaise nouvelle pour les demandeurs d’emploi : France Travail annonce avoir été de nouveau victime d’une importante cyberattaque. Alors, que s’est-il passé ? Combien de demandeurs d’emploi sont concernés ? On fait le point.
Que s’est-il passé ?
Le groupe de hackers pro-russes Stormous a revendiqué cette cyberattaque, affirmant avoir extrait près de 30 gigaoctets de données. Selon un communiqué de France Travail, cette fuite n’est pas due à une faille directe dans les serveurs de l’organisme, mais a été rendue possible par l’installation à l’insu des demandeurs d’emploi de logiciels malveillants, appelés infostealers, présents sur leurs ordinateurs personnels.
Ces logiciels permettent aux pirates de récupérer les identifiants et mots de passe utilisés pour accéder aux services en ligne de l’organisme. France Travail a alerté la CNIL et déposé plainte auprès des autorités judiciaires, et recommande aux usagers de changer régulièrement leurs mots de passe et de renforcer la sécurité de leurs appareils.
Combien de demandeurs d’emploi sont concernés par cette cyberattaque ?
France Travail a confirmé à Tech & Co qu’environ 31 000 demandeurs d’emploi ont vu leurs données personnelles compromises lors de cette nouvelle cyberattaque. Ces données incluent notamment les identifiants de connexion mais aussi des informations personnelles sensibles comme les noms, les dates de naissance, les adresses, les numéros de téléphone, les adresses mail, ainsi que des documents confidentiels comme des cartes d’identité, des relevés bancaires, des avis d’imposition et des contrats de travail.
Y a-t-il un lien avec les précédentes cyberattaques visant France Travail ?
Ce nouvel incident fait suite à plusieurs autres attaques majeures. En février 2024, une première fuite avait exposé les données de près de 43 millions d’utilisateurs inscrits sur les plateformes liées à l’emploi. Puis, en juillet 2025, une autre intrusion avait compromis 340 000 comptes. Toutefois, à l’heure actuelle, aucun lien n’a été établi entre ces différentes cyberattaques.