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Fuite de données d'état civil : rumeur ou réalité ? Ce que répond l'ANTS

Une rumeur circulant sur le dark web prétend qu’une fuite massive de données personnelles de l’ANTS toucherait 13 millions de Français. L’Agence dément fermement toute intrusion.
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Depuis plusieurs jours, une rumeur alarmante circule sur la toile : une possible fuite de données toucherait les informations personnelles de près de 13 millions de Français. Le vendeur prétend que les données ont été dérobées à France Titres, l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS). Face à cette annonce inquiétante, l’ANTS réagit fermement en démentant toute intrusion et en soulignant des incohérences dans les fichiers diffusés.

Fuite de données d’état civil : rumeur ou réalité ? Ce que répond l’ANTS
Romain P19 - stock.adobe.com



Qu’est-ce que l’ANTS ?

France Titre, l’Agence Nationale des Titres Sécurisés (ANTS) est un établissement public administratif sous tutelle du ministère de l’Intérieur, créé en 2007 pour moderniser et sécuriser la délivrance des titres officiels des citoyens.

Elle gère en ligne les demandes et la production de documents essentiels comme les permis de conduire, passeports, cartes nationales d’identité, et certificats d’immatriculation (cartes grises). L’idée principale derrière l’ANTS est de faciliter les démarches administratives tout en renforçant la sécurité des informations personnelles.

Que contient ce fichier censé avoir été piraté ?

Des annonces ont été repérées sur le dark web, proposant à la vente un fichier contenant des millions de données personnelles supposément issues de l’ANTS dans le cadre d’une fuite de données. On y trouverait des informations sensibles comme le nom, le prénom, le complément d’adresse (rue, lieu-dit), le code postal, la ville, la civilité, le sexe, le nom de naissance, la date et le lieu de naissance, la date de décès, le pays, ainsi que les numéros de téléphone domicile et travail, les fax, les mobiles personnels et professionnels, sans oublier l’adresse mail. Ces informations seraient vendues pour environ 170 euros.

Selon le pirate, connu sous le pseudonyme 0x1534 sur le marché noir, les données auraient été volées lors d’une intrusion survenue en janvier 2025.

Que répond l’ANTS à cette fuite de données ?

L’ANTS a démenti catégoriquement toute faille de sécurité : « Aucune intrusion n’a été identifiée au sein des systèmes d’information de l’ANTS que ce soit par les services de l’agence ou par ceux du ministère de l’Intérieur », affirme l’agence dans un post publié sur X. De plus, les données diffusées présentent « de nombreuses incohérences, parmi lesquelles des formats de données qui ne correspondent pas à ceux des bases de données de l’ANTS », écrit-elle.

Une enquête approfondie est menée par l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) pour vérifier l’origine réelle de ces fichiers. L’ANTS annonce également son intention de porter plainte contre toute fausse attribution.




 

Rédacteur
Olivier Calcagno
Expert & Rédacteur


D’un naturel curieux, aimant écrire et féru d’actualité, je me suis rapidement orienté vers la rédaction web. Après un détour par la PQR (presse quotidienne régionale), me voici désormais sur démarches administratives, avec toujours la même envie : celle de vous informer le mieux possible.