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Gaspillage alimentaire : les députés commandent un rapport sur la durée de vie des aliments

Pour lutter contre le gaspillage alimentaire, des amendements ont été votés ce week-end dans le cadre du projet de loi agriculture et alimentation. Un rapport va être commandé sur la durée de vie des aliments. Qu’en est-il ?

Le projet de loi agriculture et alimentation met en lumière le sujet du gaspillage alimentaire. Après leur souhait de voir les restaurateurs fournir des doggy bags à leurs clients d’ici 2021, les députés veulent en savoir plus sur la « durée de vie des produits alimentaires » et les dates limite de consommation. Un point sur la question.

Gaspillage alimentaire : les députés commandent un rapport sur la durée de vie des aliments



20 kg de nourriture gâchée par personne et par an

Le gaspillage alimentaire est un fléau économique et écologique dans la majeure partie des pays développés.
En ce qui concerne la France, 1,2 tonne de produits alimentaires encore bons à consommer est jetée chaque année, soit près de 20 kg par Français et par an (chiffres Planetoscope).

« La définition de la durée de vie des produits (...) a un impact majeur sur le gaspillage alimentaire », a déclaré la députée LREM d’Ille-et-Vilaine Laurence Maillart-Méhaignerie, lors de l’examen à l’Assemblée du projet de loi agriculture et alimentation qui a eu lieu le week-end du 26-27 mai 2018.

« Des produits sont soumis à une date de durabilité minimale (ceux présentant la mention “à consommer de préférence avant le”) ce qui crée, accélère le gaspillage alimentaire », a également défendu le député Nouvelle Gauche de Mayenne et ancien ministre délégué à l’Agroalimentaire Guillaume Garot.

Plusieurs amendements adoptés dans le but d’obtenir un rapport

Les députés veulent comprendre comment sont estimées les durées de vie des produits alimentaires et si la façon dont sont établies les DLC (Dates limite de consommation) ou les DLUO (dates limite d’utilisation optimale) participe au gaspillage des produits.

Barbara Pompili, la présidente de la Commission du développement durable s’est dite « extrêmement favorable » à l’idée de ce rapport sur « un sujet qui intéresse beaucoup de monde ».

Le rapporteur du texte Jean-Baptiste Moreau (LREM) et le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert ne se sont quant à eux pas opposés à la commande d’un rapport, mais souhaitent que cette mission soit confiée au Parlement et que ce travail soit mené en collaboration avec l’ADEME (Agence pour le développement et la maîtrise de l’énergie). Ce dernier devra être rendu dans l’année qui suivra la promulgation de cette loi.