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Grève du jeudi noir 22 mars 2018 : revendications et manifestations dans la Fonction publique

Ce jeudi 22 mars 2018, de nombreuses perturbations sont à prévoir dans l’ensemble des services publics. En effet, de nombreux corps de métier ont été appelés à se mobiliser dans le cadre des différentes réformes annoncées par le gouvernement. Quelles sont leurs principales revendications et quelles sont les perturbations à prévoir ?
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Suite aux différentes réformes souhaitées par le gouvernement, de nombreux corps de métier sont appelés à se mobiliser ce jeudi 22 mars. Fonctionnaires, enseignants, cheminots, agents du métro parisien, ou encore contrôleurs aériens seront dans la rue pour faire valoir leurs droits. De nombreuses perturbations sont ainsi attendues dans les différents services publics. Un point sur les principales revendications.

Grève du jeudi noir 22 mars 2018 : revendications et manifestations dans la Fonction publique




Une mobilisation pour le pouvoir d’achat et le statut des fonctionnaires

Le personnel de la fonction publique territoriale, hospitalière et d’État se mobilise pour défendre leur statut, mais également leur pouvoir d’achat. Parmi eux, du personnel des services municipaux, des hôpitaux, des maisons de retraite, des écoles, des crèches, des bibliothèques ou encore des inspecteurs du permis de conduire.

Ils réclament dans un premier temps le dégel de la valeur du point d’indice utilisée pour le calcul de leur rémunération brute. Le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, avait en effet annoncé que celle-ci ne serait pas augmentée en 2018, ni même sur les prochaines années.

Par ailleurs, la suppression du jour de carence pour maladie est demandée, suite à son rétablissement le 1er janvier 2018.

Enfin, les syndicats dénoncent également la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires annoncée par le gouvernement d’ici la fin du quinquennat.

Les enseignants rejoignent le mouvement des fonctionnaires

À l’occasion de ce rassemblement, les instituteurs des écoles maternelles et primaires se mobilisent pour dénoncer notamment un manque de moyens pour mettre en œuvre les réformes envisagées par le gouvernement. Parmi celles-ci, le dédoublement des classes de CP dans les ZEP (zones d’éducation prioritaire). En effet, selon les syndicats, la création de 3 881 postes prévue à la prochaine rentrée scolaire n’est pas suffisante.

Autre revendication des enseignants : le poids de la carte scolaire qui conduit à une baisse d’effectif dans les écoles situées en milieu rural et donc à une fermeture de classes.

Ils rejoignent également le mouvement des fonctionnaires concernant les revendications liées à leur statut et à leur pourvoir d’achat.

Enfin, les syndicats de lycéens et étudiants se mobilisent également pour protester contre la réforme du baccalauréat et de l’université.

Les cheminots en lutte contre la réforme de la SNCF

Les principaux syndicats ont appelé les agents de la SNCF à la mobilisation afin de dénoncer le projet de réforme ferroviaire.

Celui-ci prévoit notamment la transformation du statut juridique de la SNCF en société anonyme ou encore l’abandon du statut de cheminot pour les nouvelles personnes embauchées. Par ailleurs, le choix de recourir aux ordonnances pour accélérer le processus amplifie leur mécontentement.

De très fortes perturbations de trafic sont annoncées pour cette journée noire. Seulement 25 à 40 % des trains circuleront.



Les agents de la RATP en soutien à la SNCF

L’une des principales motivations des syndicats est de soutenir les cheminots de la SNCF dans leurs revendications.

Parallèlement, les agents du métro parisien redoutent une privatisation de la RATP et dénoncent également des effectifs insuffisants.

Toutefois, la direction de la RATP ne prévoit que de faibles perturbations sur le réseau.

Les contrôleurs aériens réclament une hausse des effectifs

En tant que fonctionnaires, les contrôleurs aériens ont été appelés à rejoindre le mouvement.

Leur syndicat revendique notamment un manque de personnel alors que parallèlement le trafic aérien, lui, est en hausse de 10 %. Ils réclament donc une hausse des embauches.

Il a été annoncé une baisse de 30 % des programmes de vols.