Harcèlement scolaire : les harceleurs seront exclus de l'école
Face au fléau du harcèlement scolaire, Pap Ndiaye, va proposer un « changement réglementaire ». Au micro de RTL, le ministre de l’Éducation nationale a annoncé que lorsque « toutes les solutions » seront « épuisées », alors « l’élève harceleur pourra être scolarisé dans une autre école », et ce même si ses parents s’y opposent. Seule condition à respecter : que « les maires concernés » soient « d’accord », a-t-il ajouté.
Harcèlement scolaire : les victimes ne devront plus changer d’établissement
C’est donc un grand bouleversement en matière de harcèlement scolaire. Car jusqu’à présent, la plupart du temps, c’était la victime qui devait quitter son établissement scolaire, et ce souvent au grand désarroi de ses parents.
Attention toutefois, « c’est une décision lourde de conséquence », a rappelé Pap Ndiaye, donc elle ne peut pas être prise en « 5 minutes ». « On parle aussi de situations qui ne sont parfois pas si simples entre le harceleur et le harcelé », a complété le ministre de l’Éducation nationale. Donc, cette décision doit être prise en « dernier recours », avec une procédure qui la précède où « l’on essaye de concilier » les deux parties, a-t-il précisé.
Harcèlement scolaire : "À l'avenir, en dernière analyse, c'est l'élève harceleur, et non pas l'élève harcelé, qui devra être scolarisé dans une autre école"@PapNdiaye, ministre de l'Education nationale, invité de @amandine_begot dans #RTLMatin pic.twitter.com/T4u6HGXMmA
— RTL France (@RTLFrance) April 11, 2023
Le programme pHAre étendu aux lycées
Par ailleurs, Pap Ndiaye a également annoncé l’élargissement du programme de lutte contre le harcèlement scolaire pHAre aux lycées à compter de la rentrée de septembre 2023. Pour rappel, ce programme permet notamment de sensibiliser les élèves, les familles et les personnels de l’Éducation nationale au harcèlement à l’école ou encore de former du personnel en charge des situations de harcèlement. À l’heure actuelle, 60 % des écoles et 86 % des collèges sont inscrits à ce programme, l’objectif étant d’atteindre les 100 %.
De plus, le ministère de l’Éducation nationale a indiqué que lors de chaque rentrée scolaire, les numéros d’urgences, 3018 et 3020, dédié au cyberharcèlement et au harcèlement scolaire seront communiqués dans les carnets de correspondance.
En tout, selon le ministère de l’Éducation nationale 700 000 élèves sont victimes de harcèlement à l’école tous les ans.