Derrière l’Afrique, l’Europe est le deuxième continent d’origine des immigrés vivant en France (2,4 millions d’immigrés en 2023). D’où viennent ces immigrés européens ? Où vivent-ils ? Pourquoi ont-ils quitté leur pays d’origine ? Une étude de l’Insee permet d’en savoir plus sur cette immigration.
Quels sont les pays d’origine des immigrés européens ?
Parmi ces 2,4 millions d’immigrés européens, 1,7 million de personnes est originaire d’un pays de l’Union européenne, indique l’Insee dans sa publication. Dans le détail :
- 514 000 personnes sont nées au Portugal (25 % des immigrés européens) ;
- 283 000 personnes sont nées en Italie (12 %) ;
- 231 000 personnes sont nées en Espagne (10 %) ;
- 142 000 personnes sont nées en Roumanie (6 %) ;
- 132 000 personnes sont nées en Belgique (6 %) ;
- 111 000 personnes sont nées en Allemagne (5 %).
Concernant les pays européens mais non membres de l’UE, les immigrés proviennent :
- du Royaume-Uni (143 000 personnes) ;
- d’Ukraine (81 000 personnes) ;
- de la Fédération de Russie (77 000 personnes) ;
- de Serbie (74 000 personnes).
À noter : une personne continue à être immigrée même si elle a acquis la nationalité française.
Où vivent ces immigrés ?
Les départements dans lesquels les immigrés européens représentent la part de la population la plus élevée sont :
- la Haute-Savoie (8,4 % de la population) ;
- les Alpes-Maritimes (7,7 %) ;
- la Moselle (6,6 %) ;
- l’Ain (6,5 %) ;
- la Corse-du-Sud (6 %) ;
- la Meurthe-et-Moselle (5,9 %) ;
- le Haut-Rhin (5,8 %) ;
- et Paris (5,8 %).
Le lieu d’habitation de ces immigrés européens « varie fortement selon leurs origines », indique l’Insee. Par exemple, près de 40 % des immigrés espagnols vivent en Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie. De même, 38 % des immigrés italiens résident en Provence-Alpes-Côte d’Azur ou en Auvergne-Rhône-Alpes et plus de 30 % des immigrés allemands habitent dans le Grand Est. De son côté, l’Île-de-France est la région de résidence principale des immigrés européens originaires d’un pays qui n’a pas de frontière avec la France.
« Cette surreprésentation des immigrés européens près des frontières hexagonales ou en Île-de-France, selon leurs origines, est ancienne d’après les recensements menés depuis 1968 », souligne l’Insee.
Quels sont les motifs de migration ?
Parmi les immigrés européens vivant en France en 2019-2020 et âgés de 18 à 59 ans, 37 % avouent avoir immigré pour améliorer leur situation professionnelle ou pour trouver un travail. Pour 34 %, la migration est due à un motif familial. 16 % devaient faire des études ou suivre une formation et 8 % souhaitaient échapper à des troubles politiques ou à l’insécurité. Enfin, 24 % voulaient fuir la pauvreté, ont immigré pour l’avenir de leurs enfants ou pour d’autres raisons.
Bon à savoir : pour cette étude, plusieurs réponses étaient possibles.
D’un naturel curieux, aimant écrire et féru d’actualité, je me suis rapidement orienté vers la rédaction web. Après un détour par la PQR (presse quotidienne régionale), me voici désormais sur démarches administratives, avec toujours la même envie : celle de vous informer le mieux possible.