Impôts 2025 : quelles sanctions si vous ne déclarez pas vos revenus en ligne ?
Depuis plusieurs années, la déclaration des revenus en ligne est devenue la norme pour la majorité des contribuables français. En 2025, l’obligation de déclarer ses revenus sur internet s’applique toujours, sauf rares exceptions. Mais que risque-t-on si l’on ne respecte pas cette obligation ? Quelles sont les sanctions encourues en cas de retard ou d’oubli ? On fait le point.
Impôts 2025 : qui est concerné par la déclaration en ligne ?
En 2025, tous les foyers fiscaux disposant d’un accès à internet à leur domicile doivent obligatoirement déclarer leurs revenus en ligne, via le site officiel impots.gouv.fr. Seules quelques situations permettent encore de recourir à la déclaration papier :
- absence d’accès à internet à votre résidence principale : si votre domicile n’est pas équipé d’une connexion internet, vous êtes dispensé de l’obligation de télédéclaration. Vous pouvez alors remplir et envoyer le formulaire papier à l’administration fiscale ;
- incapacité à utiliser la déclaration en ligne : même si votre résidence est équipée d’un accès internet, vous pouvez utiliser le formulaire papier si vous n’êtes pas en mesure de faire votre déclaration en ligne. Cela peut concerner, par exemple, des personnes âgées, en situation de handicap, ou rencontrant des difficultés particulières pour accéder ou utiliser les services numériques.
Quelles sanctions en cas de non-déclaration ou de retard ?
Ne pas déclarer ses revenus ou le faire après la date limite expose à plusieurs types de sanctions :
- majoration de l’impôt dû de 10 % : si la déclaration est déposée en retard, sans mise en demeure préalable ;
- majoration de l’impôt dû de 20 % : si la déclaration est déposée dans les 30 jours qui suivent une mise en demeure de l’administration fiscale ;
- majoration de l’impôt dû de 40 % : si la déclaration n’est pas déposée dans les 30 jours suivants la mise en demeure ;
- majoration de l’impôt dû de 80 % : si vous avez essayé volontairement de tromper le fisc ;
- à ces majorations s’ajoutent des intérêts de retard, calculés à raison de 0,20 % par mois de retard, soit 2,4 % par an, sur le montant de l’impôt dû après déduction des éventuels acomptes déjà versés.
En cas de non-déclaration persistante, l’administration fiscale peut procéder à une imposition d’office, c’est-à-dire calculer elle-même le montant de l’impôt sur la base des éléments dont elle dispose, souvent à votre désavantage. De plus, l’absence de déclaration peut entraîner la perte de certains droits, comme l’accès à des prestations sociales ou l’obtention d’un avis de non-imposition.
Bon à savoir : en cas de difficultés financières, il est possible de demander une remise gracieuse des pénalités auprès du service des impôts des particuliers, en justifiant votre situation.
Quelles sont les échéances à respecter ?
Les dates limites de dépôt varient selon le mode de déclaration et le département de résidence.
Pour la déclaration papier :
- Mardi 20 mai 2025 à 23h59 : date limite pour déposer votre déclaration papier, y compris pour les résidents français à l’étranger (le cachet de la Poste faisant foi).
Pour la déclaration en ligne, la date limite dépend du numéro de votre département :
- Départements de 01 à 19 et non-résidents : jeudi 22 mai 2025.
- Départements de 20 à 54 (y compris 2A et 2B) : mercredi 28 mai 2025.
- Départements de 55 à 976 : jeudi 5 juin 2025