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Inégalité des salaires : à partir du 4 novembre, les femmes travaillent gratuitement

Selon Eurostat, les femmes gagnent en moyenne 15,8 % de moins que les hommes. Les Glorieuses ont donc calculé le jour à partir duquel les femmes travaillent gratuitement.
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La date est symbolique, mais cela permet toujours de mettre en avant les inégalités de salaires entre les femmes et les hommes. Ainsi, comme l’a calculé la newsletter féministe et culturelle Les Glorieuses, à partir de 9h10 ce vendredi 4 novembre 2022, les femmes commencent « à travailler gratuitement jusqu’à la fin de l’année ».

Inégalité des salaires : à partir du 4 novembre, les femmes travaillent gratuitement

Inégalité des salaires : une femme gagne en moyenne 15,8 % de moins qu’un homme

Cette date n’est pas prise au hasard, car elle est calculée à partir des données d’Eurostat publiées en février 2022. Ainsi, cette institution européenne en charge des statistiques a publié un indicateur mesurant la différence de rémunération horaire brute moyenne entre les femmes et les hommes.

Et en France, en moyenne, une femme gagnait 15,8 % de moins qu’un homme en 2020. À titre de comparaison, cet écart était de 16,2 % en 2019, 16,7 % en 2018, 16,3 % en 2017, 15,9 % en 2016 et 15,6 % en 2015.

Notons qu’au niveau de l’Union européenne, cet écart est en moyenne de 13 %. Dans le détail, le Luxembourg (0,7 %), la Roumanie (2,4 %) et la Slovénie (3,1 %) sont les pays où l’écart des salaires entre les sexes est le plus faible. A contrario, c’est en Lettonie (22,3 %), en Estonie (21,1 %) et en Autriche (18,9 %) qu’il est le plus important.

Bon à savoir : les écarts de salaire pour les années 2021 et 2022 n’ont toujours pas été publiés par l’Eurostat. Notons aussi que pour les années 2019 et 2020, il s’agit de chiffres provisoires et non définitifs.

Les Glorieuses lancent une pétition

Par ailleurs, dans le but de faire parler de ces inégalités salariales, Les Glorieuses ont également lancé une pétition destinée aux élus et baptisée #4Novembre9h10. Celle-ci contient 3 revendications. La première est d’appliquer « le principe d’éga-conditionnalité », c’est-à-dire que seules les entreprises qui ont mis en place une égalité des salaires puissent obtenir des subventions publiques, des prêts garantis par l’État ou encore puisse avoir accès aux marchés publics.

La deuxième est « d’augmenter les salaires des emplois où les femmes sont les plus nombreuses » (infirmière, sage-femme ou encore professeur). Et la troisième revendication est de « soutenir un congé parental équivalent pour les deux parents » à l’image de ce qu’a mis en place la Suède.

Pour rappel, selon un rapport du Forum économique mondial paru en juillet 2022, au rythme actuel, il faudra « attendre 132 ans pour atteindre la parité totale ». Autrement dit, les femmes et les hommes pourraient percevoir la même rémunération au même poste à compter de 2154. Notons toutefois une petite amélioration. En effet, le rapport de l’an dernier indiquait 4 années supplémentaires, soit 136 ans pour atteindre cette parité.

 

Redacteur
Olivier

D’un naturel curieux, aimant écrire et féru d’actualité, je me suis rapidement orienté vers la rédaction web. Après un détour par la PQR (presse quotidienne régionale), me voici désormais sur démarches administratives, avec toujours la même envie : celle de vous informer le mieux possible.