Passées À venir

Jours fériés 2027 : dates, ponts et règles pour les salariés

Jour de l'An, Ascension, 14 juillet… Retrouvez toutes les dates des jours fériés 2027 et les règles essentielles sur les ponts, le chômage et la rémunération.
Sommaire

En 2027, le calendrier des jours fériés réserve quelques surprises agréables et d’autres moins. Entre fêtes tombant le week-end et opportunités de longs week-ends, voici tout ce qu’il faut savoir pour bien anticiper l’année.

Jours fériés 2027 : dates, ponts et règles pour les salariés



Les 11 jours fériés légaux en 2027

La France compte 11 jours fériés nationaux, définis par le Code du travail. En 2027, voici à quelles dates ils tombent :

  • Vendredi 1er janvier : Jour de l’An ;
  • Lundi 29 mars : Lundi de Pâques ;
  • Samedi 1er mai : Fête du Travail ;
  • Jeudi 6 mai : Ascension ;
  • Samedi 8 mai : Victoire 1945 ;
  • Lundi 17 mai : Lundi de Pentecôte ;
  • Mercredi 14 juillet : Fête nationale ;
  • Dimanche 15 août : Assomption ;
  • Lundi 1er novembre : Toussaint ;
  • Jeudi 11 novembre : Armistice 1918 ;
  • Samedi 25 décembre : Noël.

Bonne ou mauvaise année pour les jours fériés ?

2027 est une année plutôt décevante pour les salariés qui espèrent capitaliser sur des longs week-ends. Plusieurs jours fériés tombent en effet un samedi ou un dimanche, ce qui les rend « perdus » pour la plupart des travailleurs.

C’est le cas du 1er mai (samedi), du 8 mai (samedi), du 15 août (dimanche) et du 25 décembre (samedi). Aucune compensation légale n’est prévue dans ces situations : si un jour férié coïncide avec un jour non travaillé, le salarié n’a pas droit à un congé supplémentaire, sauf si une convention collective prévoit une disposition plus favorable.

En revanche, quelques dates offrent de belles possibilités :

  • L’Ascension le jeudi 6 mai : classique opportunité de faire le pont le vendredi 7 mai.
  • L’Armistice le jeudi 11 novembre : même logique, avec un potentiel pont le vendredi 12 novembre.
  • Le 14 juillet un mercredi : une coupure en milieu de semaine, sans pont évident mais bienvenue.

Peut-on travailler un jour férié ?

La réponse dépend du jour concerné. Le 1er mai est le seul jour férié obligatoirement chômé pour l’ensemble des salariés du secteur privé. Aucun employeur ne peut imposer de travailler ce jour-là, sauf dans les secteurs où l’activité ne peut pas s’interrompre (hôpitaux, transports, etc.). Dans ce cas, le salarié bénéficie d’une majoration de salaire spécifique.

Pour tous les autres jours fériés, le repos n’est pas automatique. C’est la convention collective, l’accord de branche ou l’accord d’entreprise qui fixe les règles. En l’absence de tout accord, l’employeur décide librement.




Jours fériés chômés : qui est payé ?

Tout salarié justifiant d’au moins 3 mois d’ancienneté dans l’entreprise a droit au maintien intégral de son salaire pendant un jour férié chômé. Cette ancienneté peut être cumulée, notamment pour les travailleurs saisonniers ayant effectué plusieurs contrats successifs dans la même entreprise.

Certaines catégories de salariés ne bénéficient pas de cette rémunération automatique : les travailleurs à domicile, les salariés intermittents et les travailleurs temporaires. Ces derniers ont toutefois droit au paiement du jour férié lorsque celui-ci tombe en pleine mission.

Les ponts en 2027 : comment ça marche ?

Un pont consiste à chômer le jour ouvré intercalé entre un jour férié et un week-end. Cette pratique n’est pas encadrée par la loi : elle relève de la décision de l’employeur, d’un accord collectif ou d’un usage dans l’entreprise.

Lorsqu’un pont est accordé, les heures non travaillées peuvent être récupérées dans les 12 mois précédant ou suivant la journée concernée. Ces heures de récupération ne donnent lieu à aucune majoration de salaire.

En 2027, les deux dates les plus propices aux ponts restent l’Ascension et l’Armistice.

La journée de solidarité : ne pas l’oublier

Chaque année, les salariés doivent accomplir une journée de travail supplémentaire non rémunérée, destinée au financement de l’autonomie des personnes âgées et handicapées. Cette journée de solidarité représente au maximum 7 heures de travail non payées pour un salarié à temps plein.

Les modalités sont définies par convention collective ou, à défaut, par l’employeur après consultation du CSE. Elle peut prendre plusieurs formes : travail d’un jour férié habituellement chômé (hors 1er mai), suppression d’une journée de RTT, ou toute autre organisation permettant de travailler 7 heures non initialement prévues.

 

Rédacteur
Olivier Calcagno
Expert & Rédacteur


D’un naturel curieux, aimant écrire et féru d’actualité, je me suis rapidement orienté vers la rédaction web. Après un détour par la PQR (presse quotidienne régionale), me voici désormais sur démarches administratives, avec toujours la même envie : celle de vous informer le mieux possible.