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La Commission européenne favorable à la fin du changement d'heure biannuel en 2019

Le président de la Commission européenne a affirmé le 12 septembre vouloir supprimer le changement d’heure qui a lieu deux fois chaque année, laissant le choix à chaque pays membre de choisir l’heure d’été ou l’heure d’hiver.
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Le mercredi 12 septembre 2018 à Strasbourg, Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, affirmait vouloir mettre un terme aux changements d’heure biannuel dès l’année prochaine. Il précise que les états membres seront libres de choisir entre l’heure d’été et l’heure d’hiver. Faisons un point sur ces déclarations.

La Commission européenne favorable à la fin du changement d’heure biannuel en 2019


La fin du changement d’heure approuvée par la Commission européenne

Instauré en 1916 par les Allemands pour réaliser des économies d’énergie, le changement d’heure saisonnier n’a jamais été une mesure très appréciée par les ressortissants européens. Soumis à un questionnaire mi-août 2018, des millions de citoyens ont pu se prononcer et le résultat est saisissant : 84 % ont répondu favorablement à l’abolition du changement d’horaires biannuel, soit plus de 4,6 millions de personnes.

Dans son discours face au parlement européen, le président de la Commission européenne a explicitement déclaré « le changement d’heure doit être aboli » et ce, à partir de 2019. Une mesure qui sera tenue seulement si le Parlement européen et le Conseil de l’UE appliquent la proposition avant mars 2019.

Que choisir : l’heure d’été ou l’heure d’hiver ?

« Les États membres doivent décider eux-mêmes si leurs citoyens doivent vivre à l’heure d’été ou à l’heure d’hiver », rappelle également Jean-Claude Juncker. Avant avril 2019, les pays membres devront préciser s’ils souhaitent choisir l’heure d’été ou l’heure d’hiver. Néanmoins, Monsieur Juncker se veut insistant « J’espère que le parlement et le Conseil auront la même perception et trouveront des solutions compatibles avec notre marché intérieur. Le temps presse. »

Si le calendrier est respecté, le dispositif choisi sera obligatoire dès le 31 mars 2019 pour ceux qui souhaitent rester à l’heure d’été, et obligatoire dès le 27 octobre pour ceux qui souhaitent rester à l’heure d’hiver.

Les conséquences du changement d’heure

Initialement mis en place pour effectuer des économies d’énergie, le changement d’heure déclenche de vives oppositions parmi de nombreux citoyens.

Selon plusieurs scientifiques, le changement d’heure entraine une perte des repères temporels. En effet, les heures du coucher, du réveil et des repas sont bouleversées. Un décalage qui entraine une perturbation du rythme biologique.

Le changement d’heure peut, par exemple, avoir un véritable impact sur le cycle du sommeil. Au changement d’heure, certaines personnes peuvent avoir des troubles du sommeil et de l’attention. Une baisse d’attention qui peut entrainer une baisse de capacité de travail (salarié, élèves...). Certaines personnes peuvent même rencontrer des troubles de l’appétit et de l’humeur.

Ce décalage peut également entrainer une baisse de concentration notamment sur les réseaux routiers. D’après la sécurité routière, la baisse de luminosité, liée au changement d’heure, provoque un pic d’accident de la route de 47 % pour les piétons entre octobre et novembre. C’est pour cela que, pour la deuxième année consécutive, la sécurité routière lance une campagne de prévention liée aux risques de la baisse de luminosité sur les conducteurs.