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La filière bio progresse et crée des emplois dans l'agriculture, la distribution et la logistique en France

La filière bio en France est en pleine expansion, et possède l’avantage de créer des emplois tant en agriculture que dans les réseaux de distribution ou encore le conseil et la formation.

En France, les agriculteurs se tournent de plus en plus vers un mode de culture plus respectueux de l’environnement. Selon l’Agence BIO, de plus en plus de terrains agricoles sont consacrés à l’agriculture biologique et c’est toute la filière qui recrute. Qu’en est-il ?

La filière bio progresse et crée des emplois dans l’agriculture, la distribution et la logistique en France



15,6 % de terres agricoles en plus par rapport à 2016

« On est en train de changer de dimension, en particulier sur la question de l’emploi », a déclaré Florent Guhl, le président de l’Agence Bio.
L’Agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique en France, créée en novembre 2001, a récemment communiqué les chiffres de l’année 2017 lors d’une conférence de presse.

Fin 2017, les terrains agricoles « bio » s’étalaient sur 1,77 million d’hectares, soit une progression de + 15,6 % par rapport à l’année précédente.

Tandis que l’emploi agricole non biologique a baissé de 1,1 % par an en moyenne entre 2010 et 2015, la production de fruits et légumes bio est un secteur qui recrute : + 13,7 %, c’est-à-dire 10 669 emplois à temps plein de plus sur 5 ans.

« Quand on remplace des produits chimiques par l’action humaine, il y a besoin de plus de main-d’œuvre », explique Florent Guhl.

Des emplois dans l’agriculture, mais aussi dans la distribution et la logistique

L’Agence BIO estime qu’en France, la filière compte désormais 134 500 emplois directs : 88 400 dans le maraîchage, 28 900 employés dans la distribution, 15 000 emplois dans le secteur des produits transformés et 2 200 dans le conseil et la formation.

Actuellement, 6,6 % des terres en France sont bio. Le gouvernement souhaite porter ce chiffre à 15 % d’ici 4 ans.
Le président de l’agence BIO trouve cet objectif réaliste, « c’est vraiment atteignable » a-t-il déclaré, « le vrai enjeu c’est d’en faire des fermes pérennes économiquement. On craint toujours que par un effet d’entraînement arrivent des exploitations plus fragiles » a-t-il ajouté.

Grâce à ses outils de projection, l’Agence prévoit une augmentation des surfaces agricoles certifiées bio de 23 % en 2018 et 13 % en 2019.

Un marché de 8,3 milliards d’euros en 2017

En France, la demande de produits certifiés « biologiques » a explosé ces dernières années.

Entre 2016 et 2017, c’est une hausse de 17 % de la consommation de produits bio qui a été observée, conséquence notamment de l’apparition de plus en plus de produits transformés bio sur le marché.

L’« augmentation des surfaces produites en bio permettra de répondre à la demande croissante des consommateurs en produits bio français » selon Mr Guhl.