Passées À venir

La préférence pour le thé ou le café serait liée à nos gênes selon une étude australienne

Êtes-vous plutôt thé ou café ? La réponse se trouverait dans nos gènes et dans nos comportements alimentaires.
Sommaire

Êtes-vous plutôt thé ou café au petit déjeuner ? Selon une étude australienne parue dans la revue scientifique « Nature » jeudi 15 novembre, la réponse se trouverait dans nos gênes. Un point sur les résultats de cette enquête.

 La préférence pour le thé ou le café serait liée à nos gênes selon une étude australienne


La perception de l’amertume serait liée à notre génétique

Pour démontrer que « la perception de l’amertume influence la consommation de thé et de café », une équipe de chercheurs de l’université de Brisbane s’est intéressée aux goûts de près de 438 000 britanniques.

Les résultats de l’étude mettent en évidence que les personnes les plus sensibles à l’amertume sont celles qui boivent le plus de café. Pour Marilyn Cornelis, professeure en médecine préventive et coauteure de l’étude, cela supposerait que « les consommateurs de café développent un goût ou une capacité à détecter la caféine ».

Daniel Liang-Dar Hwang, coauteur de l’enquête, explique également que « la génétique entre en compte légèrement plus dans la perception de l’amertume que dans la perception du sucré ».

Le goût évoluerait selon nos comportements

Non seulement déterminé par la génétique, notre goût est conditionné par nos comportements alimentaires. « Même si naturellement les humains n’aiment pas l’amertume, nous pouvons apprendre à apprécier des aliments amers », précise Daniel Liang-Dar Hwang.

Il ajoute également que « les buveurs de café étant généralement moins sensibles que les buveurs de thé à l’amertume, ils ont également plus de chances d’apprécier l’amertume d’autres aliments, comme les légumes verts ».

Les auteurs insistent sur le fait que ces résultats ne peuvent pour le moment être généralisés à l’échelle d’autres pays.