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L'Assistance publique — Hôpitaux de Paris lance une étude sur l'efficacité du vapotage dans l'arrêt du tabac

La cigarette électronique est de plus en plus utilisée en France, mais est-elle vraiment efficace pour aider les fumeurs à arrêter de fumer ? C’est ce que prévoit d’étudier prochainement l’AP-HP. Qu’en est-il ?
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Mardi 30 octobre, journée de lancement du « Mois sans tabac », l’AP-HP (Assistance Publique - Hôpitaux de Paris) a indiqué qu’elle souhaitait réaliser une étude sur l’efficacité de l’e-cigarette, avec ou sans nicotine, en comparaison avec un médicament dans le cadre d’un sevrage tabagique. Un point sur les intérêts de cette étude.

L’Assistance publique — Hôpitaux de Paris lance une étude sur l’efficacité du vapotage dans l’arrêt du tabac


650 fumeurs de 18 à 70 ans vont être recrutés

L’étude baptisée ECSMOKE sera financée par les autorités de santé françaises. Elle prévoit de recruter au moins 650 fumeurs qui fument actuellement au moins 10 cigarettes par jour, âgés de 18 à 70 ans qui veulent arrêter de fumer.

Ils seront suivis dans 12 consultations de tabacologie réparties sur tout le territoire à Angers, Caen, Clamart, Clermont-Ferrand, La Rochelle, Lille, Lyon, Nancy, Nîmes, Paris, Poitiers, et Villejuif. L’étude durera 6 mois.

Le protocole de l’étude

Les participants seront dotés d’une e-cigarette à puissance réglable avec des liquides saveur « tabac blond » avec ou sans nicotine, ainsi que de comprimés de varénicline (un médicament utilisé dans l’aide au sevrage tabagique) ou un placebo.

Puis les cobayes seront répartis en 3 groupes, l’un prenant des comprimés placebo et des liquides de vapotage sans nicotine, le deuxième des comprimés placebo et des liquides avec nicotine et le dernier groupe des comprimés de varénicline associés à des liquides sans nicotine.

Les personnes qui se porteront volontaires pour l’étude devront cesser de fumer dans les 7 à 15 premiers jours de l’étude et devront être suivies pendant 6 mois.

Mesurer les risques pour la santé

Autre point important, cette étude a aussi pour but d’évaluer si le vapotage présente des risques pour la santé, en particulier chez les personnes de 45 ans et plus, âge à partir duquel la plupart des consommateurs de tabac présentent déjà un problème de santé à cause de son tabagisme.

Les conclusions de cette étude ne sont prévues que pour dans 4 ans, mais elles « pourraient aider à déterminer si la cigarette électronique peut figurer parmi les dispositifs approuvés comme aide au sevrage », précise l’AP-HP dans son communiqué.



Tabac info service recommande déjà la cigarette électronique pour arrêter de fumer

Même si on manque toujours d’informations précises quant à l’utilisation de la cigarette électronique, notamment sur ses effets sur la santé à long terme, le HCSP (Haut conseil de la santé publique) estime que la cigarette électronique peut être un bon produit de substitution pour arrêter de fumer.

« Si vous arrêtez totalement de fumer du tabac en utilisant à la place une cigarette électronique contenant de la nicotine, vous réduisez les risques de développer des maladies graves, comme les cancers », indique le site Tabac info service.