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Le second tour des élections municipales 2020 aura lieu le 28 juin

L’épidémie de coronavirus a eu pour conséquence le report du second tour des élections municipales 2020. Le gouvernement vient d’annoncer la date du 28 juin pour la tenue du second tour, si les conditions sanitaires le permettent et toujours avec le maintien de gestes barrières. Le point dans cet article.
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Vendredi 22 mai, le Premier ministre Édouard Philippe et le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner ont annoncé que le second tour des élections municipales 2020 aurait lieu le 28 juin prochain, avec toutefois la possibilité de reporter de nouveau cette date si l’on assistait à une recrudescence des cas de coronavirus.

Le second tour des élections municipales 2020 aura lieu le 28 juin


Le maintien du 1er tour des élections assumé

Vendredi dernier, le Premier ministre est d’abord revenu sur le maintien du 1er tour qui a eu lieu la veille de l’annonce du confinement, le 15 mars 2020. Très critiqué pour cette décision, Édouard Philippe a toutefois déclaré qu’il avait « considéré qu’un bureau de vote était un lieu indispensable à la vie du pays » et qu’il pensait à l’époque qu’il n’y avait « pas plus de risques à aller voter que d’aller, par exemple, faire ses courses ». « J’assume surtout cette décision parce que, dans aucune démocratie, on ne peut décider, en dehors de tout cadre légal, d’annuler un scrutin, la veille du jour où il doit se tenir », a-t-il justifié.

Le second tour des municipales 2020 aura lieu le 28 juin

La décision d’organiser le second tour fin juin « n’a pas fait consensus », a concédé le Premier ministre, mais selon lui, « il appartient au gouvernement de prendre et d’assumer seul cette décision. La question est complexe, elle suscitera des désaccords ».

Il n’y aura pas d’annulation des résultats du premier tour comme le réclamaient certains élus. Le second tour concernera donc uniquement 4 897 communes, celles qui n’ont pas vu leur maire être élu dès le premier tour.

La possibilité d’un report si les conditions sanitaires n’étaient pas réunies

« Cette décision est réversible, a précisé le chef du gouvernement. Dans l’hypothèse où ce second tour ne pourrait pas avoir lieu, il faudrait garder le temps nécessaire à l’examen par le Parlement du cadre légal qui permettrait d’organiser un nouveau report ». « Sera donc également présenté à titre conservatoire, le 27 mai prochain au Conseil des ministres, un projet de loi qui permettrait le report des municipales au plus tard jusqu’en janvier 2021, dans l’hypothèse où le Conseil scientifique nous dirait dans deux semaines que les conditions sanitaires ne seraient plus réunies pour le 28 juin », a-t-il ajouté. En effet, le Conseil scientifique attend d’avoir un peu plus de recul sur les effets du déconfinement et ne peut pas encore se prononcer sur l’éventuelle apparition d’une 2e vague de contamination.

Dans tous les cas, l’organisation de ce second tour se fera dans le respect de mesures sanitaires strictes, avec port du masque obligatoire pour les électeurs (un masque grand public suffira), du gel hydroalcoolique sera mis à disposition dans tous les bureaux de vote, et les personnes tenant les bureaux de vote devront porter un masque de qualité chirurgicale que les municipalités se chargeront de fournir.



« Faire campagne différemment »

Les conditions sanitaires actuelles obligent les candidats aux municipales à s’adapter. Pas de rassemblements publics, pas de serrages de mains… Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a indiqué qu’il faudrait « privilégier les campagnes numériques » et prévoir « des interventions et débats dans les médias », ou encore envisager des « professions de foi plus longues ».

« Contrairement à un cours normal de second tour où les candidats disposent normalement de 5 jours, ils auront un mois pour convaincre les électeurs tout en adaptant leurs méthodes », a indiqué le ministre qui doit rencontrer les associations d’élus et les organisations politiques pour décider de nouvelles règles de campagne adaptées à la crise sanitaire actuelle.

« Ce ne sera pas un second tour comme avant », a prévenu Édouard Philippe.