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Les auto-écoles se mobilisent contre le projet de réforme du permis de conduire ce lundi 11 février

Ce lundi 11 février, les auto-écoles se mobilisent contre le projet de réforme du permis de conduire. Un point sur les mesures qu’elles dénoncent.
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Pour un jeune qui souhaite passer son permis, le coût est souvent élevé ! À l’échelle nationale, le prix moyen d’un permis de conduire est de 1 800 €, avec de grosses inégalités régionales. Un rapport visant à réformer le permis de conduire offrirait notamment la possibilité aux jeunes de passer le permis de conduire durant le SNU (Service national universel). En réaction à ce projet, les écoles de conduite ont décidé de perturber la circulation du périphérique parisien ce lundi 11 février. Qu’en est-il ?

Les auto-écoles se mobilisent contre le projet de réforme du permis de conduire ce lundi 11 février


La volonté d’Emmanuel Macron de faire baisser le coût du permis de conduire

En novembre dernier, le Président de la République souhaitait « une baisse drastique » du prix du permis de conduire, qui est passé tous les ans par un million de Français.

Françoise Dumas, parlementaire (LREM) du Gard a remis début février au Premier ministre, un rapport qui donne des pistes pour faire baisser le coût de l’examen. Ce rapport qui n’a pas officiellement été rendu public inquiète les auto-écoles.

Opérations escargots et manifestations

Outre le fait de pouvoir passer le permis de conduire pendant le service national universel, les auto-écoles dénoncent aussi d’autres éléments du « rapport Dumas » comme le fait qu’elles n’auront plus l’obligation d’obtenir un agrément départemental, ou que certaines start-up en ligne comme Ornikar soient favorisées.

Les professionnels du secteur manifestent à Paris ce lundi 11 février. Les auto-écoles veulent perturber la circulation sur le périphérique parisien avant de se rendre Place d’Italie, dans le XIIIe arrondissement pour mener d’autres actions. En province aussi, des mouvements de protestation sont prévus comme à Bordeaux ou Marseille.

De nouvelles structures 2.0 viennent concurrencer les auto-écoles traditionnelles

De nouvelles structures pourraient donc travailler sans locaux, avec des tarifs plus bas, ce que dénoncent les professionnels.

Patrice Bessonne, dirigeant du syndicat professionnel CNPA éducation routière s’inquiète de ces projets de réforme et dénonce les risques d’une formation low cost. Le syndicat a publié un communiqué dans lequel il indique que : « le permis de conduire peut aussi devenir un permis de tuer quand sa qualité est bradée. »



Inquiétude chez les inspecteurs du permis

Ce lundi 11 février, les écoles de conduite sont appuyées par certains inspecteurs du permis qui s’inquiètent de la hausse des candidats libres. L’étude de la députée Françoise Dumas donnerait la possibilité aux apprentis de s’inscrire par eux-mêmes à l’examen sans l’aval du moniteur de conduite. Le syndicat FO du secteur dénonce ce projet.

Du côté d’Ornikar, site fréquenté par 200 000 élèves l’an dernier, on considère que permettre aux apprentis de se présenter eux-mêmes à l’épreuve va entraîner une diminution des prix.