En 2017, Netflix avait présenté Okja et The Meyerowitz Stories au Festival de Cannes. Cette année, le géant du streaming boycotte la manifestation. Pourquoi ?

Les plateformes de streaming vidéo comme Netflix sont absentes du Festival de Cannes cette année


Avec l’ouverture du Festival de Cannes 2018, c’est l’occasion de faire un point sur la confrontation opposant les organisateurs du festival et la plateforme de streaming Netflix. Pour la ministre de la Culture Françoise Nyssen, il est temps de sortir du statu quo et elle s’est dite prête à prendre ses responsabilités pour peser dans les négociations. Qu’en est-il ?

Les plateformes de streaming vidéo comme Netflix sont absentes du Festival de Cannes cette année

Netflix absent du Festival de Cannes 2018

Netflix a de plus en plus d’abonnés, des millions en France et ce chiffre augmente chaque mois de 100 000 personnes en moyenne. Malgré cette présence indéniable dans notre paysage culturel, l’industrie cinématographique ne lui fait pas de cadeaux.

Par exemple, le Festival de Cannes a changé les règles cette année pour empêcher les plateformes de streaming de présenter leurs productions. Un film qui n’est pas diffusé dans les salles de cinéma en France ne peut pas être en compétition.

Netflix, qui a toujours choisi de diffuser sur Internet avec son propre service plutôt que de sortir ses productions en salle, ne peut donc pas présenter ses films au Festival de Cannes.

Le géant du streaming de son côté ne s’oppose pas fondamentalement à la sortie de ses films en salle, mais à la loi qui l’accompagne qui consiste à interdire la diffusion de ces films sur sa plateforme pendant 36 mois.

La ministre de la Culture souhaite trouver des solutions

L’heure du déni est révolue, comme le montrent les propos de Françoise Nyssen, la ministre de la Culture : « Les plateformes sont dans nos vies. Elles diffusent la création (...). Les acteurs comme Netflix ont leur place dans notre écosystème audiovisuel, dès lors qu’ils se conforment à nos règles sur le droit d’auteur, la production, la diffusion des films en salles », a souligné la ministre qui s’exprimait devant 500 professionnels du 7e Art réunis par le CNC (Centre national du cinéma).

En l’occurrence, l’actuel PDG de Netflix, Reed Hastings, a exprimé sa volonté il y a peu « de respecter nos règles, à payer la taxe au CNC et à investir dans la production française » commente Mme Nyssen.

La loi des 36 mois pose problème

En ce qui concerne cette loi interdisant la diffusion sur les plateformes de streaming pendant les 36 mois qui suivent la sortie en salle d’un film, la ministre de la Culture a expliqué avoir « engagé une médiation il y a quelques mois, pour faire aboutir les discussions qui sont bloquées depuis des années. Le statu quo n’est plus tenable ».

Ces négociations n’ayant pas abouti à un accord pour le moment, la ministre s’est déclarée prête à « agir par la loi » et à prendre ses responsabilités si un accord n’était pas trouvé prochainement.

 

 
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