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Les règles d'accès à la téléconsultation remboursable assouplies pendant l'épidémie de Coronavirus

En temps normal, les téléconsultations médicales ne sont remboursées par l’Assurance Maladie que sous certaines conditions. Le ministre de la Santé Olivier Varan vient d’annoncer la levée de ces restrictions tant que l’épidémie de coronavirus sévit.
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Pour limiter la propagation du coronavirus de patients à médecins ou entre patients dans les salles d’attente, le gouvernement vient d’assouplir l’accès aux téléconsultations médicales remboursables. Cette mesure exceptionnelle sera maintenue jusqu'à fin avril, et pourra être prolongée si le nombre de contaminations liées au CoVid-19 reste élevé. Le point sur la situation dans cet article.

Les règles d'accès à la téléconsultation remboursable assouplies pendant l'épidémie de Coronavirus


Éviter les contacts humains lorsqu’une contamination au coronavirus est suspectée

Au vu de la facilité avec laquelle se transmet le virus, il est préférable d’éviter les contacts humains en cette période d’épidémie. Foyers de contagion importants, les salles d’attente des services médicaux, les hôpitaux et les contaminations entre patients et médecins, doivent être dans la mesure du possible évités.

Pour limiter la propagation du virus, le ministère de la Santé conseille donc aux patients qui présentent des symptômes de consulter un médecin en ligne, au moins pour avoir un premier avis, via une plateforme sécurisée de téléconsultation médicale.

Les règles d'accès aux consultations en ligne remboursables assouplies

En temps normal, les téléconsultations médicales sont soumises à certaines restrictions pour être remboursées par l’Assurance Maladie. Il faut notamment avoir consulté un médecin en présentiel dans l’année précédant la téléconsultation ou passer uniquement par son médecin traitant ou un médecin à proximité de son domicile.

Le ministre de la Santé Olivier Varan vient de signer un arrêté permettant de passer outre ces contraintes. Il a été « décidé de lever l’obligation de passer par son médecin traitant et d’avoir eu une consultation présentielle les 12 mois avant la réalisation d’une consultation à distance ».

Les syndicats de médecins sont divisés

Tandis que depuis fin février le syndicat de spécialistes Avenir Spé se dit favorable à un « déploiement massif » de la téléconsultation afin « d’éviter l’engorgement des urgences et des appels au Samu » et de « limiter la propagation » du CoVid-19, la position d’autres syndicats de médecins est moins tranchée.

Les médecins de la FMF (Fédération des médecins de France) souhaitent que les téléconsultations servent surtout à renouveler les prescriptions « des patients qui vont bien » ou à assurer le suivi de « patients suspects de Covid-19 et qui sont peu symptomatiques ».

De son côté, le syndicat MG France estime que les consultations en ligne ne sont pas une « solution miracle » et qu’elles provoquent une augmentation du « risque dans la prise de décision » lorsque les outils de diagnostic classiques ne peuvent pas être utilisés.