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L'UE adopte une cartographie commune pour les restrictions de voyage

Les ministres des Affaires européennes ont décidé de mettre en place des critères communs pour définir les zones à risque au sein de l’UE.
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Jusqu’ici, chaque pays membre de l’Union européenne décidait unilatéralement des restrictions de déplacements des voyageurs. Mardi 13 octobre, les ministres des Affaires européennes ont décidé de mettre en place une cartographie commune pour définir les zones à risque.

L’UE adopte une cartographie commune pour les restrictions de voyage

Une carte hebdomadaire de la situation dans les pays de l’Union européenne

Au cours d’une réunion organisée à Luxembourg, les ministres des Affaires européennes ont approuvé un texte prévoyant la publication chaque semaine, par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, d’une carte faisant état de la situation épidémique des États membres de l’UE, au niveau régional.

Un code couleur commun sera appliqué : vert, orange et rouge en fonction de la circulation du virus, et gris lorsque les données sont insuffisantes ou que le nombre de tests pour 100 000 habitants est estimé trop faible pour pouvoir tirer des conclusions fiables.

Deux critères sont retenus pour déterminer le classement d’une zone en vert, orange ou rouge : le nombre de nouveaux cas pour 100 000 habitants sur les 14 derniers jours, et le taux de positivité des tests de dépistage.

Les voyageurs en provenance d’une zone verte ne seront soumis à aucune mesure particulière, tandis que les voyageurs en provenance d’une zone orange, rouge ou grise pourront être dans l’obligation, à leur arrivée, d’observer une période d’isolement ou d’effectuer un test de dépistage.

« Une avancée » pour le secrétaire d’État aux affaires européennes

« On avance ! À l’initiative de la France, l’Union européenne a trouvé aujourd’hui un accord sur la coordination des mesures sanitaires. Ces mesures essentielles facilitent les déplacements et harmonisent les critères de décision », a déclaré sur son compte Twitter Clément Beaune, le secrétaire d’État aux affaires européennes.

Selon lui, cette cartographie commune est « une avancée essentielle dans un domaine qui a été trop souvent laissé à des initiatives nationales isolées et non coopératives ».

Un avis que tous ne partagent pas, certains États membres s’étant abstenus. Selon Jean Asselborn, le ministre des Affaires étrangères du Luxembourg, de nombreux critères manquent pour que cette cartographie soit réellement représentative des risques, notamment le nombre de lits en soins intensifs, ou encore le taux de mortalité.

Le texte prévoit la mise en place d’un formulaire européen unique à destination des voyageurs, ainsi que l’obligation d’informer le pays concerné 48 heures avant la mise en place de nouvelles restrictions, et le grand public au moins 24 heures avant. Les personnes en déplacement pour le travail, exerçant des fonctions jugées essentielles, seront dispensées de quarantaine.

Enfin, le texte rappelle que les États membres de l’Union européenne ne doivent pas refuser l’entrée sur leur territoire de voyageurs en provenance d’autres pays de l’UE, quand bien même ils arriveraient de zones à risque. Une recommandation que ne suit actuellement pas la Hongrie, qui a refermé ses frontières à tous les voyageurs, à l’exception des Polonais, des Slovaques et des Tchèques.