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MaPrimeRénov' : fin des aides pour les rénovations qui conservent le gaz

Dès le 1er septembre 2026, une rénovation globale aidée par MaPrimeRénov' imposera de remplacer la chaudière à gaz.
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Le gaz a longtemps bénéficié d’une forme de tolérance dans le système des aides à la rénovation. Certes, MaPrimeRénov’ avait progressivement retiré son soutien aux chaudières à gaz neuves, tout comme le Coup de pouce CEE et la TVA réduite. Mais il restait une exception : un ménage pouvait rénover son logement de fond en comble (isolation, fenêtres, ventilation) tout en conservant sa chaudière fossile, et toucher malgré tout les aides à la rénovation globale. Cette porte est officiellement en train de se fermer.

MaPrimeRénov' : fin des aides pour les rénovations qui conservent le gaz



MaPrimeRénov’ : fin des aides si vous conservez votre chauffage au gaz

Le plan d’électrification du gouvernement, présenté ce jeudi 23 avril, pose notamment une règle simple : les rénovations d’ampleur aidées par MaPrimeRénov' pour les maisons individuelles ne pourront plus conduire à conserver un chauffage au gaz à l’issue des travaux.

Autrement dit, ce n’est pas le financement des chaudières à gaz elles-mêmes qui est visé. C’est le fait de recevoir des aides pour un projet de rénovation globale tout en laissant la chaudière à gaz tourner qu’on ne pourra plus faire. Le changement de système de chauffage devient un prérequis, pas une option.

L’écoPLS aussi : les logements sociaux concernés

MaPrimeRénov’ n’est pas le seul outil touché. Le dispositif écoPLS, un prêt à taux bonifiés destiné aux bailleurs sociaux, est également dans la ligne de mire. À partir du 1er janvier 2027, l’écoPLS ne financera plus aucune nouvelle installation au gaz dans les logements sociaux, qu’ils soient individuels ou collectifs.

Pour les maisons individuelles du parc social, le principe sera le même que pour MaPrimeRénov’ : pas question de garder un système au gaz. Pour les logements collectifs, le dispositif sera adapté afin d’inciter activement à la sortie du gaz, sans nécessairement l’imposer de la même façon dans un premier temps.

Quel impact réel sur votre facture ?

Le gouvernement ne se contente pas d’une justification environnementale. Il avance un argument de pouvoir d’achat : en forçant la main vers la pompe à chaleur, on protège les ménages des futures fluctuations des prix du gaz, dont la volatilité depuis 2021 a laissé des traces dans beaucoup de foyers.

Selon les projections du plan, l’installation d’une pompe à chaleur permettrait de diviser par deux les factures énergétiques par rapport au maintien d’une chaudière fossile. Et cette économie peut aller encore plus loin lorsqu’on la combine avec des travaux d’isolation, l’enveloppe du bâtiment réduisant mécaniquement les besoins en chauffage, quelle que soit la source d’énergie.




Un référentiel des prix pour éviter les abus

C’est l’une des mesures d’accompagnement les plus concrètes du plan : l’État s’est engagé à publier d’ici mai 2026 un premier référentiel des prix d’installation constatés pour les pompes à chaleur. Ce document sera décliné selon les caractéristiques du logement et s’appuiera sur les données remontées par les dispositifs d’aides de l’ANAH.

L’objectif est double. D’abord, donner aux ménages une boussole pour comparer les devis et ne pas se faire surfacturer dans un marché qui va connaître une forte montée en charge. Ensuite, alimenter un dialogue structuré avec les fédérations professionnelles du secteur et les associations de consommateurs, pour que la massification des installations ne devienne pas un terrain de chasse pour des pratiques tarifaires abusives.

Ce que ça signifie si vous avez un projet en cours

La fenêtre est encore ouverte jusqu’au 1er septembre 2026 pour les propriétaires qui souhaitent déposer un dossier MaPrimeRénov’ sans être soumis à cette nouvelle contrainte. Mais attention : le délai entre la décision d’engager des travaux, les devis, le dépôt du dossier et le début du chantier est souvent de plusieurs mois.

Pour ceux qui envisagent des travaux après cette date, la bonne nouvelle est que les aides pour le remplacement de chaudière fossile par une pompe à chaleur restent disponibles et significatives.

 

Rédacteur
Olivier Calcagno
Expert & Rédacteur


D’un naturel curieux, aimant écrire et féru d’actualité, je me suis rapidement orienté vers la rédaction web. Après un détour par la PQR (presse quotidienne régionale), me voici désormais sur démarches administratives, avec toujours la même envie : celle de vous informer le mieux possible.