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Pénurie de carburant : quels sont les professionnels prioritaires à la pompe ?

Face à la pénurie de carburant, de nombreux professionnels réclament un accès prioritaire dans les stations-service. Infirmiers, SAMU, police… Qui peut se servir en premier ?
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Le mouvement de grève se poursuit dans les raffineries TotalEnergies et Esso-ExxonMobil. Depuis plus d’une dizaine de jours, le pays est confronté à des difficultés d’approvisionnement entraînant des ruptures de stock de carburant dans près de 30 % des stations-service. Les automobilistes se pressent à la pompe, passant parfois des heures dans les files d’attente, pour espérer faire leur plein d’essence ou de gasoil. Du côté des professionnels, ils sont nombreux à réclamer un accès propriétaire à la pompe pour continuer à travailler. Certains, comme les médecins, infirmiers et ambulanciers ont été entendus. Quid des pompiers, policiers ou encore taxis ?

Pénurie de carburant : quels sont les professionnels prioritaires à la pompe ?

Quels sont les professionnels prioritaires dans les stations-service ?

Une part importante des salariés français est dépendant de sa voiture pour aller au travail. Mais tous ne bénéficient pas d’un passe-droit dans les stations-service. Qui est prioritaire et qui devra prendre son mal en patience dans la file d’attente ?

En réalité tout dépend du département de résidence et du corps de métier. Car seules certaines préfectures ont pris des mesures et mis en place des files prioritaires. La plupart des départements concernés sont situés dans la partie nord du pays, là où les tensions d’approvisionnement sont les plus fortes. Peuvent y faire le plein sans attendre les professionnels travaillant dans le secteur de la santé, du maintien de l’ordre et de la justice. Pour savoir si vous êtes prioritaire à la pompe, consultez le site de votre préfecture.

La liste non exhaustive des professions bénéficiant éventuellement d’un accès réservé dans les stations-service est la suivante :

  • les services d’urgence et de secours (SAMU, pompiers, etc.) ;
  • les médecins, infirmiers, aides-soignants, pharmaciens, aides à domicile ;
  • la police, la gendarmerie, l’administration pénitentiaire, la douane ;
  • les pompes funèbres ;
  • les services de dépannage routier ;
  • les véhicules d’intervention d’urgence (Enedis, GRDF, etc.) ;
  • etc.

D’autres professionnels se mobilisent pour pouvoir faire leur plein en priorité et maintenir leur activité. L'Union nationale des taxis a réclamé ce lundi un accès privilégié à toutes les stations-essence de France. La compagnie Flixbus, dans un communiqué, a également demandé que ses autocars soient considérés comme des véhicules prioritaires.

Certaines professions vont plus loin, comme la Fédération des infirmiers, pour qui le dispositif est insuffisant. Elle réclame non pas des files prioritaires, mais la réquisition de stations-service : « les files, c'est bien, mais avant il faut faire la queue, pour une infirmière c'est difficile de patienter une heure. Et à la pompe, on se retrouve face à la pénurie », indiquait Thierry Munini, président de la Fédération sur France 3.

Pénurie de carburant : la liste des départements ayant instauré un accès prioritaire

Chaque département a mis au point sa liste des professions prioritaires en indiquant les stations-service concernées et les horaires. L’ensemble des informations est à retrouver sur le site de la préfecture. Au total, 16 départements ont instauré un accès prioritaire :

  • le Nord, qui réserve une file, sur des créneaux horaires définis, pour les forces de police, de gendarmerie, les transports sanitaires, les professionnels de santé, les pompes funèbres ou encore les taxis conventionnés. La liste complète est accessible en ligne ;
  • le Pas-de-Calais. Les corps de métiers concernés sont nombreux : services de sécurité, de secours, personnel médical, taxis conventionnés, pompes funèbres et soins des défunts, véhicules d'urgence type Enedis ou GRDF, sociétés d'autoroute, dépannages routiers ;
  • l’Aisne. Une file est réservée aux personnes dépositaires de l'autorité publique (police, gendarmerie, etc.), aux services d'urgence et de secours et au personnel médical et paramédical dans certaines stations-service, de 7h30 à 18h ;
  • le Val-d’Oise pour les véhicules prioritaires (pompiers, ambulance, police, douanes, etc.) ;
  • l’Oise. Sont concernés entre autres les professionnels médicaux, para-médicaux et médico-sociaux ;
  • le Vaucluse pour la police, la gendarmerie, les douanes, les ambulances, les médecins, les infirmiers, sages-femmes, kinésithérapeutes, les transports scolaires et les éboueurs avec un accès prioritaire de 9h30 à 13h30 ;
  • les Vosges pour les services de secours ;
  • les Yvelines où l’accès à certaines stations est notamment réservé aux professionnels de santé ;
  • la Seine-Saint-Denis pour les véhicules prioritaires comme les ambulances ;
  • la Somme pour les services de sécurité et de secours ;
  • la Marne pour les pompiers, la police, le SAMU ou encore les médecins ;
  • l’Eure-et-Loire. Des créneaux et des files sont dédiés aux personnels avec missions urgentes, d’intérêt général, de soin ou de secours à la personne dans une dizaine de stations-service (Leclerc, Carrefour, Total, etc.) ;
  • la Meuse pour une quarantaine de professions, dont le transport de personnes ;
  • le Var. Un arrêté préfectoral donne le nom des 7 stations qui disposent d’une file pour les services prioritaires ;
  • l’Hérault avec une file réservée dans 7 stations-service pour les véhicules des services prioritaires ;
  • la Haute-Garonne pour les véhicules de secours et de soignants dès ce mercredi 12 octobre.

Même si des files prioritaires ont été instaurées dans certaines stations-service, trouver du carburant et accéder à la pompe demeurent difficile un peu partout. Pour rappel, un arrêté interdit désormais le remplissage des jerricans à la pompe, que vous soyez prioritaire ou non, sur l’ensemble du territoire.

 

Redacteur
Anne-Lise

Après un cursus dans l'édition, je me suis tournée vers la rédaction par passion. Puis l'envie d'informer et de décrypter l'actualité est venue naturellement. Avec un clavier, toujours entre les mains, j'espère réussir à accompagner du mieux possible les citoyens dans la réalisation de leurs démarches administratives.