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Plan de lutte contre la pauvreté : les associations réclament des actions concrètes

La stratégie du gouvernement pour lutter contre la pauvreté est centrée autour des enfants et des jeunes. Les associations interpellent le gouvernement avec 26 propositions concrètes, et insistent sur le fait que la lutte contre la pauvreté concerne toutes les classes d’âge.
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Le 15 mars 2018, les conclusions des groupes de travail concernant la lutte contre la pauvreté doivent être rendues. Les associations font part de leur inquiétude et transmettent au gouvernement une liste de 26 priorités. Quelles sont-elles ?

Plan de lutte contre la pauvreté : les associations réclament des actions concrètes



Les associations demandent un calendrier et des moyens réels pour lutter contre la pauvreté

« Nous ne pouvons pas nous contenter d’une stratégie, nous attendons précisément un calendrier et des moyens », a déclaré le président du collectif, François Soulage, lors d’une conférence de presse avec des représentants de l’Unaf (associations familiales), du Secours Catholique, de la fondation Abbé Pierre, ATD Quart Monde, la Fnars (acteurs de la solidarité) et l’Uniopss.

« Faute de ces éléments, nous resterons dans le domaine du dit et non pas du faire », a-t-il ajouté, mettant le président de la République au défi de « démontrer qu’il n’est pas le président des riches ».

Le gouvernement souhaite faire des enfants et des jeunes une priorité

La stratégie originale évoquée jusqu’à maintenant par le gouvernement est d’aider particulièrement les enfants et les jeunes, pour ne pas que les enfants pauvres d’aujourd’hui ne deviennent les adultes pauvres de demain.

Une stratégie qui mise sur la prévention, mais qui ne convainc pas totalement les associations. « Nous ne voulons pas rester uniquement dans le champ de l’enfance et des jeunes, mais parler de l’ensemble des situations de précarité », a précisé M. Soulage. « Des enfants et des jeunes pauvres vivent dans des familles pauvres, ils ont des problèmes de logement, d’emploi, de santé, de revenus ».

Les associations s’inquiètent « qu’il n’y ait un décalage entre la concertation et le processus de décision », précise Florent Gueguen, délégué général de la Fédération des acteurs de solidarité.

26 mesures prioritaires

Le collectif Alerte rappelle les 26 mesures qu’elles ont portées pendant les concertations en espérant qu’elles soient retenues par le gouvernement lors de l’arbitrage définitif qui aura lieu prochainement.

Parmi les propositions avancées, elles suggèrent par exemple de fusionner les minima sociaux pour créer un revenu minimum d’environ 850 euros par mois, ouvert dès l’âge de 18 ans, et que « contrairement à la Garantie jeune actuelle, ce nouveau parcours n’[aie pas] de limitation de durée ».

Elles demandent également la création de 60 000 logements très sociaux par an (contre 35 000 actuellement), et 50 000 logements HLM dans le privé.

En ce qui concerne l’immigration, elles plaident pour la régularisation des familles de migrants présentes depuis plus de deux ans sur le territoire avec des enfants scolarisés.