Prime carburant : qui peut recevoir jusqu'à 1 000 € de son employeur ?
Et si votre employeur vous aidait à payer le carburant pour aller travailler ? Jusqu’au 31 décembre 2026, la prime carburant peut atteindre 1 000 € exonérés, avec des conditions assouplies. Mais tout le monde n’y a pas droit. Qui peut en profiter ? Que faut-il demander à son employeur ? On vous répond.
Qu’est-ce que la prime carburant ?
La prime carburant, aussi appelée prime de transport, permet à l’employeur de prendre en charge tout ou partie des frais de carburant (essence ou diesel) engagés par un salarié pour aller de sa résidence habituelle à son lieu de travail.
Elle peut aussi couvrir la recharge des véhicules électriques, hybrides rechargeables ou à hydrogène. Attention toutefois : cette prise en charge est facultative. Une entreprise n’est pas obligée de la proposer.
Qui décide de la verser ?
Le montant, les modalités et les critères d’attribution sont fixés :
- par un accord d’entreprise ou interentreprises ;
- à défaut, par un accord de branche ;
- en l’absence d’accord de branche, par une décision unilatérale de l’employeur, après consultation du comité social et économique (CSE) lorsqu’il existe.
Pour savoir si votre entreprise a mis la prime en place, rapprochez-vous de votre employeur, du service des ressources humaines ou des représentants du personnel.
Un plafond d’exonération porté à 1 000 €
Fixé à l’origine à 300 €, le plafond d’exonération avait déjà été relevé à 600 € en juin 2026. Le gouvernement a annoncé le 22 septembre 2026 un nouveau relèvement, à 1 000 € par an et par salarié.
Les sommes versées par l’employeur entre le 1er octobre et le 31 décembre 2026 sont exonérées dans cette limite. Attention à ne pas confondre plafond et montant versé. Les 1 000 € correspondent à une limite d’exonération : c’est l’employeur qui décide de la somme qu’il accorde, qui peut être inférieure.
Quelles conditions pour en bénéficier jusqu’à fin 2026 ?
La prime vise les salariés qui n’ont pas d’alternative réaliste à la voiture pour se rendre au travail. Jusqu’au 31 décembre 2026, elle peut être versée même si le domicile ou le lieu de travail est desservi par les transports en commun.
Le salarié doit toutefois se trouver dans l’une de ces situations :
- il habite ou travaille dans une agglomération de moins de 100 000 habitants ;
- ses horaires sont incompatibles avec les transports en commun ;
- il peut être amené à se déplacer à ses frais sur plusieurs lieux de travail.
Un cumul possible avec l’abonnement de transport
En temps normal, la prime carburant ne se cumule pas avec la prise en charge obligatoire, par l’employeur, d’une partie de l’abonnement aux transports publics.
Cette règle est suspendue jusqu’au 31 décembre 2026. Un salarié dont l’employeur rembourse déjà une partie de l’abonnement peut donc, cette année, recevoir aussi la prime carburant.
Prime carburant et aide « grands rouleurs » : deux dispositifs distincts
La prime carburant est versée par l’employeur, à sa seule initiative. L’aide « grands rouleurs » est un soutien de l’État. Elle a été renouvelée pour octobre, novembre et décembre 2026, à hauteur de 100 €, et concerne désormais 5,5 millions de personnes, sous conditions de revenus et de trajets.
Les deux mesures répondent à la même hausse des prix des carburants, mais elles ne relèvent pas du même guichet.
FAQ sur la prime carburant
La prime carburant est-elle obligatoire ?
Non. L’employeur choisit de la mettre en place ou non, selon les règles de l’entreprise ou de la branche.
Puis-je recevoir 1 000 € automatiquement ?
Non. Le plafond de 1 000 € fixe la limite d’exonération. Le montant réellement versé dépend de ce que décide l’employeur.
La prime est-elle cumulable avec le remboursement de mon abonnement de transport ?
Oui, jusqu’au 31 décembre 2026. En temps normal, les deux ne se cumulent pas.