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Prix du carburant : l'industrie pétrolière demande au gouvernement de modérer la flambée des taxes

Lors d’une récente conférence de presse, le président de l’Ufip, Francis Duseux, a déclaré que la hausse des taxes sur le carburant est « une attaque frontale contre le pouvoir d’achat des gens, qui n’ont pas d’alternative pour l’instant » et demande à l’État de ralentir l’alourdissement de celles-ci.

En raison de la hausse des cours du pétrole, du rattrapage de la fiscalité du gazole par rapport à celle de l’essence et de l’augmentation de la taxe carbone (contribution climat énergie), le prix du carburant en stations-service ne cesse d’augmenter. Mardi 6 mars 2018, l’UFIP (Union française des industries pétrolières) a demandé au gouvernement de « modérer » la hausse des taxes sur l’essence et le gazole. Le point sur ces déclarations.

Prix du carburant : l’industrie pétrolière demande au gouvernement de modérer la flambée des taxes



Une hausse conséquente des prix des carburants en 2 ans

Les prix des carburants ont augmenté significativement : entre janvier 2016 et janvier 2018, le prix de l’essence (SP95) est passé de 1,27 euro à 1,47 euro le litre tandis que le gazole qui était affiché 1,02 euro le litre à la pompe, coute à présent 1,39 euro.

« Le niveau de taxe sur les carburants est tout à fait considérable dans ce pays », a souligné le président de l’Ufip, Francis Duseux.

« Une attaque frontale contre le pouvoir d’achat des gens »

C’est ainsi que le président de l’Ufip qualifie la volonté du gouvernement d’augmenter progressivement les taxes sur l’essence et le gazole.

La fiscalité sur le litre de gazole devrait s’alourdir de 34,2 centimes entre 2017 et 2022, avec l’augmentation de la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques), dont la taxe carbone est l’une des composantes, et l’impact de la TVA, selon les calculs de l’Ufip. Sur l’essence, la hausse est de 16,4 centimes sur la période.

Il demande donc au gouvernement de réduire l’alourdissement des taxes sur le carburant et de réaliser que « 85 % de Français en zone rurale ou en grande banlieue ont absolument besoin de leur véhicule » et qu’ils n’ont « pas d’alternative pour l’instant ».