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Protection de l'enfance : Un soutien financier de l'État apporté à 30 départements

L’État s’engage à soutenir 30 départements dans le cadre de la lutte contre la maltraitance des enfants, en leur octroyant plus de moyens pour la prise en charge des jeunes concernés. Explications.
Sommaire

Adrien Taquet, secrétaire d’État chargé de la Protection de l’enfance, a annoncé ce lundi 3 février que des moyens financiers seraient octroyés à 30 départements cette année, afin de développer la prise en charge des enfants victimes de maltraitance en France. Les enveloppes déployées permettraient d’augmenter les places en foyer, de réaliser des interventions chez les familles rencontrant des difficultés, d’accompagner les enfants handicapés, etc. Décryptage.

Protection de l'enfance : Un soutien financier de l'État apporté à 30 départements


Un partenariat avec engagement

En France, plus de 350 000 jeunes bénéficient d’une mesure de protection. La moitié d’entre eux sont placés en foyers ou dans des familles d’accueil. L’ASE (Aide sociale à l’enfance), placée sous la compétence des départements, est en difficulté et manque de moyens. Des irrégularités dans les prises en charge (notamment dans les foyers) et des défaillances du système actuel ont pu être médiatisées par divers reportages télévisuels.

Alerté, l’État français entend proposer une enveloppe conséquente de 80 millions d’euros, afin d’aider quelques départements à mieux prendre en charge les enfants victimes de maltraitance. 62 candidatures ont été déposées, mais seules 30 ont été retenues. En effet, certaines conditions se devaient d’être respectées pour faire partie de la première vague contractuelle proposée par l’État.

Les départements sélectionnés devront conclure un contrat d’ici juin 2020. Celui-ci les engage directement à mettre en place des projets et des priorités en matière de prévention et de protection de l’enfance. De plus, ils devront engager 50 % de cofinancement à l’échelle nationale pour initier ces projets. Des objectifs seront également à atteindre 12 mois après l’obtention des fonds.

Quels sont les projets à mettre en place ?

Ceux-ci peuvent être de nature différente en fonction des besoins des départements. Cependant, la protection maternelle, la mise en place de « villages d’enfants », investir dans des visites à domicile, soutenir l’accompagnement des enfants en situation de handicap et placés, etc. sont des projets prometteurs entrant directement dans les exigences du gouvernement.

Quels sont les départements concernés ?

Les départements qui ont été retenus parmi les candidatures proposées sont ceux ayant émis des projets ambitieux dans le cadre de la prévention des enfants victimes de maltraitance ou susceptibles de l’être. C’est ainsi que toutes les propositions pour la prévention, la détection et la prise en charge des enfants maltraités ont été minutieusement épluchées afin de choisir les 30 plus prometteuses.

Cependant, ce n’est pas le seul critère de sélection. En effet, afin de garder une certaine homogénéité tant géographique qu’utile, le choix a aussi été orienté en fonction des besoins réels sur le terrain. En effet, l’augmentation de l’arrivée de mineurs isolés dans les départements côtiers ou insulaires par exemple, a également été un critère déterminant dans la sélection.

Ainsi, le Gard, La Réunion, La Meuse, le Val-d’Oise, la Guyane, la Corse, etc., sont les premiers départements à avoir été sélectionnés pour bénéficier d’une partie de l’aide financière proposée dans l’enveloppe de 2020.



Une autre vague de contractualisations à suivre

Le gouvernement a proposé en octobre 2019, une « Stratégie nationale de prévention et de protection de l’enfance ». Afin de concrétiser ce projet, 30 autres départements devraient également pouvoir entrer dans ce nouveau dispositif d’aide en 2021, mais aussi en 2022.