Quels impôts et taxes rapportent le plus en 2026 ?
Quels sont les impôts et taxes qui rapportent le plus aux finances publiques ? Les dernières données publiées par la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) permettent de dresser un classement des principales recettes fiscales encaissées au premier semestre 2026. Sur cette période, la DGFiP a collecté 275,4 milliards d’euros, soit une progression de 3,7 % par rapport au premier semestre 2025. Derrière ce montant global, les recettes sont très inégalement réparties. Certains impôts et taxes représentent à eux seuls une part importante des sommes encaissées par l’administration fiscale.
La TVA domine largement le classement des recettes fiscales
Sans surprise, la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) occupe la première place du classement. Au premier semestre 2026, elle a généré 106,4 milliards d’euros de recettes nettes, contre 103,1 milliards au premier semestre 2025. La progression atteint ainsi 3,2 % en un an, soit 3,3 milliards d’euros supplémentaires. La TVA représente à elle seule une part considérable des recettes collectées par la DGFiP.
Elle constitue également l’essentiel des 120,5 milliards d’euros provenant des impôts sur la consommation au premier semestre 2026. Cette catégorie demeure l’une des principales sources de recettes de la DGFiP.
L’impôt sur le revenu arrive derrière la TVA
Deuxième grand contributeur du classement, l’impôt sur le revenu a rapporté 44,5 milliards d’euros au premier semestre 2026. Ce montant correspond à une hausse de 2,7 % par rapport aux 43,3 milliards d’euros encaissés un an auparavant.
Plus largement, les impôts sur le revenu des ménages et des sociétés ont généré 91,4 milliards d’euros au premier semestre. Cette catégorie progresse de 2,2 % sur un an.
Les recettes provenant des entreprises représentent une part importante de cet ensemble. Les impôts sur les sociétés et la contribution sociale sur les bénéfices ont ainsi atteint 32 milliards d’euros, en hausse de 2,3 %.
Les taxes foncières dépassent les 11 milliards d’euros
Les taxes foncières et taxes annexes occupent également une place importante dans le classement. Elles ont rapporté 11,9 milliards d’euros à la DGFiP au premier semestre 2026, contre 11,6 milliards un an plus tôt. La hausse atteint 2,8 % sur un an.
À titre de comparaison, les droits de mutation à titre gratuit ont généré 9,6 milliards d’euros et les droits de mutation à titre onéreux et droits d’enregistrement 9,2 milliards d’euros sur la même période.
| Impôts et taxes : les recettes au premier semestre 2026 | |
|---|---|
| Impôts et taxes | Recettes au premier semestre 2026 |
| TVA | 106,4 milliards d’euros |
| Impôt sur le revenu des ménages | 58,7 milliards d’euros |
| Impôt sur le revenu | 44,5 milliards d’euros |
| Impôts sur les sociétés et contribution sociale sur les bénéfices | 32 milliards d’euros |
| Taxes foncières et taxes annexes | 11,9 milliards d’euros |
| Droits de mutation à titre gratuit | 9,6 milliards d’euros |
| Droits de mutation à titre onéreux et droits d’enregistrement | 9,2 milliards d’euros |
| Taxe sur les salaires | 9,2 milliards d’euros |
| Taxes spécifiques aux assurances | 8,5 milliards d’euros |
| Taxes intérieures sur l’électricité, le gaz naturel et le charbon | 6,5 milliards d’euros |
| Cotisation foncière des entreprises et IFER (imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux) | 4,9 milliards d’euros |
| Produits et prélèvements sur les jeux d’argent | 2,7 milliards d’euros |
| Taxe sur les transactions financière | 1,5 milliard d’euros |
| Taxe d’habitation et taxes annexes | 1 milliard d’euros |
| Taxe sur les véhicules de société | 1 milliard d’euros |
| Contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises | 700 millions d’euros |
| Taxe sur les boissons non alcooliques | 500 millions d’euros |
| Impôt sur la fortune immobilière | 300 millions d’euros |
Source : DGFiP
La CVAE, la progression la plus spectaculaire du classement
Si l’on s’intéresse non plus au montant mais au taux de croissance, c’est la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) qui décroche la palme, avec un bond de 28,6 %. Ce résultat mérite toutefois d’être relativisé : il découle avant tout d’un décalage de calendrier. En 2025, une contribution complémentaire de CVAE avait été recouvrée essentiellement au second semestre, ce qui allège mécaniquement la base de comparaison du premier semestre 2026. Une fois cet effet neutralisé, le taux réel de la CVAE reste inchangé d’une année sur l’autre.
Les droits de mutation à titre onéreux (DMTO), qui taxent les transactions immobilières, connaissent eux aussi une belle progression de 7,3 %, portée par la reprise du marché de l’immobilier ancien et par la possibilité offerte aux départements de relever leur taux jusqu’à 5 % depuis avril 2025.
Impôts : les prélèvements qui reculent
Tous les impôts ne suivent pas cette tendance haussière. Plusieurs catégories affichent un recul net sur la période :
- les accises sur le tabac et l’alcool chutent de 11,8 %, un repli lié à un effet calendaire plutôt qu’à une baisse réelle de la consommation ;
- la taxe sur les services numériques diminue de 2,5 % ;
- les recettes brutes de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires reculent de 24,3 %, notamment sous l’effet de la fiabilisation des données via l’outil Gérer mes biens immobiliers ;
- la taxe sur les rachats d’actions s’effondre de 41,6 %.