Réforme des retraites en sursis : à quel âge pouvez-vous partir aujourd'hui ?
La réforme des retraites, sujet de débats intenses en 2023, est loin d’être enterrée. Lors de son discours de politique générale prononcé à l’Assemblée nationale ce mardi 14 janvier 2025, le Premier ministre, François Bayrou, a annoncé une reprise des discussions. Dès ce « vendredi », les partenaires sociaux vont se réunir pour trouver un « accord » pour une « réforme socialement plus juste », mais « équilibré », a indiqué le chef du gouvernement. En attendant un éventuel compromis, l’actuelle réforme continue de s’appliquer.
À quel âge pouvez-vous partir avec la dernière réforme des retraites ?
Adoptée dans un contexte social tendu, la réforme des retraites visait à garantir la pérennité du système français, mis à mal par le vieillissement de la population et les déficits croissants. Parmi ses principales mesures, l’allongement progressif de l’âge légal de départ à la retraite et de la durée de cotisation a cristallisé les oppositions. Grèves et manifestations ont rythmé son adoption, révélant les tensions autour de cet enjeu fondamental.
Pour rappel, avec la réforme des retraites actuelle, l’âge de départ a été progressivement relevé à 64 ans, contre 62 ans auparavant.
| Âge légal de départ à la retraite selon l’année de naissance | |
|---|---|
| Année de naissance | Âge légal de départ à la retraite |
| Entre le 1er janvier et le 31 août 1961 | 62 ans |
| Entre le 1er septembre et le 31 décembre 1961 | 62 ans et 3 mois |
| 1962 | 62 ans et 6 mois |
| 1963 | 62 ans et 9 mois |
| 1964 | 63 ans |
| 1965 | 63 ans et 3 mois |
| 1966 | 63 ans et 6 mois |
| 1967 | 63 ans et 9 mois |
| 1968 ou après | 64 ans |
Que se passe-t-il si aucun accord n’est trouvé ?
François Bayrou a indiqué qu’il allait demander à la Cour des comptes « une mission flash de quelques semaines ». Le but ? Établir « un constat » à partir de « chiffres indiscutables ». Puis, à compter du rapport de la Cour des comptes, « je proposerai aux représentants de chaque organisation de travailler autour de la même table, de s’installer dans les mêmes bureaux », a affirmé le Premier ministre.
« Je souhaite que cet accord soit trouvé », a-t-il ajouté. Cependant, si les partenaires sociaux ne parvenaient pas à se mettre d’accord, « c’est la réforme actuelle qui continuerait à s’appliquer », a prévenu François Bayrou.