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Résultats du bac : le ministre de l'Éducation assure qu'ils seront donnés pour tous vendredi

Malgré la grève de certains correcteurs qui refusent de rendre leurs copies corrigées du baccalauréat, le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer reste sur ses positions et a annoncé la solution pour que tous ceux qui ont passé l’examen aient leur résultat ce vendredi 5 juillet comme prévu. Le point dans cet article.
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Le baccalauréat 2019 se déroule dans un contexte de bras de fer entre des enseignants grévistes qui s’opposent à la réforme du bac et du lycée et le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer. Certains d’entre eux ont menacé de ne pas rendre les copies qu’ils ont corrigées pensant empêcher la publication des résultats.

Mais le ministre a annoncé mercredi soir avoir trouvé une « solution technique » au problème et assure que les résultats seront donnés vendredi 5 juillet comme prévu pour tous.

Résultats du bac : le ministre de l’Éducation assure qu’ils seront donnés pour tous vendredi


La grève des enseignants reconduite jusqu’à jeudi inclus

À la veille de l’annonce des résultats du baccalauréat 2019, les enseignants mobilisés, dont « 300 correcteurs grévistes » en Île-de-France ont annoncé la reconduction de leur mouvement de grève jusqu’à ce soir inclus, et ce malgré les menaces du ministre de compter entre 10 et 15 jours de grève à ceux qui retiendraient leurs copies corrigées.

Même si une bonne partie d’entre eux devrait fléchir devant cette mesure « dissuasive », le ministre de l’Éducation a annoncé son plan B sur BFM jeudi soir, une « solution technique », car « on ne peut pas exclure que quelques-uns n’aient pas rendu [les résultats] (…) » a-t-il expliqué.

Le ministère de l’Éducation estimait mercredi qu’il restait moins de 100 000 copies retenues, tandis que le mouvement des grévistes Bloquons Blanquer disait en retenir 126 000.

La prise en compte des notes de l’année

« Les élèves auront leur résultat c’est mon devoir de garantir cela (...), tous auront leurs résultats », a-t-il assuré.

La solution envisagée par le ministre se déroulera en deux temps : « En cas de note manquante, les jurys sont invités à remplacer celle-ci à titre provisoire par la moyenne obtenue par l’élève sur les trois trimestres de la classe de terminale dans la matière concernée », apprend-on sur le site de l’Éducation nationale.

Les candidats non reçus pourront alors se présenter aux épreuves de rattrapage à la date prévue.

Pour ne pas pénaliser les élèves, « si en début de semaine on a finalement la copie et que la note est meilleure, c’est celle-là qui sera [prise en compte], sinon on garde la note de contrôle continu », a-t-il ajouté.

La réaction des syndicats enseignants

« C’est hallucinant, ça n’a aucun sens de prendre des notes de contrôle continu », a déclaré à l’AFP Frédérique Rolet, la secrétaire générale du Snes-FSU. La « solution » du ministre soulève des interrogations : « Comment fait-on pour les élèves en candidat libre ? » demande-t-elle.

D’autre part, il y a un « risque d’envoyer des élèves au rattrapage alors qu’en fait ils ont une note correcte à l’examen final. Dire qu’ils prennent la meilleure note des deux, c’est s’exposer à des recours potentiels, car c’est discriminant entre les candidats » déplore-t-elle.