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Retrait de permis envisagé pour les conducteurs qui utilisent leur téléphone portable en conduisant

Commettre une infraction au volant en téléphonant pourrait bientôt vous couter plus que de l’argent. En effet, le gouvernement envisage de sanctionner ceux qui utilisent leur portable en conduisant d’un retrait de permis de conduire. Le point dans cet article.
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Téléphoner au volant multiplierait par 3 le risque d’accident. La menace d’une amende ne suffisant pas à décourager certains utilisateurs récalcitrants, le gouvernement envisage de sanctionner d’un retrait de permis le conducteur qui commettrait une infraction au Code de la route alors qu’il se sert de son téléphone. Explications.

Retrait de permis envisagé pour les conducteurs qui utilisent leur téléphone portable en conduisant


Utiliser son téléphone en conduisant multiplie les risques d’accident

Selon l’ONISR (l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière), « une communication téléphonique multiplie par 3 le risque d’accident », tandis que « lire un message [SMS] en conduisant multiplie par au moins 23 le risque d’accident ». Passer des appels téléphoniques en conduisant est la cause de « 1 accident corporel sur 10 ».

Malgré le tarif élevé des amendes pour utilisation du mobile au volant, 70 % des Français déclarent utiliser leur téléphone en conduisant que ce soit pour passer/recevoir des appels, lire ou envoyer des SMS ou consulter/utiliser des applications (chiffres AXA Prévention 2019).

Le gouvernement veut sévir

« Puisque ça ne marche pas avec la contravention, on va augmenter d’une gamme », a déclaré Emmanuel Barbe, le délégué interministériel à la sécurité routière.

« Si vous êtes en même temps avec le téléphone et que vous avez glissé un stop, mordu une ligne blanche, fait un excès de vitesse ou que vous n’avez pas respecté les droits d’un piéton, vous risquez la suspension immédiate du permis de conduire par les forces de l’ordre ». Un retrait temporaire dont la durée n’a pas été précisée.

Le gouvernement envisage donc d’ajouter cette disposition dans un article de la Loi Orientation des Mobilités (LOM) qui sera votée dans les prochaines semaines.

Les associations satisfaites de la mesure

En ce qui concerne les réactions des associations à l’annonce de cette mesure, elles sont plutôt positives. Pierre Chasseray, délégué général de 40 Millions d’automobilistes, plaide toujours pour plus de prévention et moins de sanctions : « Il faut expérimenter la situation sur simulateur, dans les auto-écoles. Sanctionner, c’est éphémère. Convaincre, c’est définitif », a-t-il déclaré.

Quant à Anne Lavaud, la déléguée générale de l’association Prévention routière, elle pense que cela permettra aux conducteurs de « réaliser que, sans leur téléphone, ils n’auraient sans doute pas commis l’infraction ».