SMIC, retraite, épargne… Qu'est-ce qui change au 1er janvier 2026 ?
Au 1er janvier 2026, plusieurs mesures impactent la vie quotidienne des Français, des salariés, des entreprises et des familles. Ces évolutions touchent les salaires, les retraites, le logement, l’immigration et bien d’autres domaines, en réponse à l’inflation et aux priorités gouvernementales. Préparez-vous à ces nouveautés pour anticiper leurs effets.
Hausse du SMIC au 1er janvier 2026 : nouveau montant horaire et mensuel
Le salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) augmente de 1,18 % au 1er janvier 2026. Le taux horaire brut passe ainsi à 12,02 €, soit une hausse de 0,14 € de l’heure par rapport à 2025. Un salarié à temps plein (35 heures par semaine) touchera désormais 1 823,03 € brut par mois, contre 1 801,80 € en 2025.
Cette revalorisation, fondée sur l’inflation hors produits du tabac, vise à préserver le pouvoir d’achat de près de 2,5 millions de travailleurs. Aucun secteur ne bénéficiera d’un « coup de pouce » particulier : la hausse est uniforme.
Fonction publique : 356 000 agents verront leur rémunération augmenter
Pour suivre cette réévaluation du SMIC, l’État met en œuvre, dès le 1er janvier 2026, une indemnité différentielle destinée à compenser l’écart entre le traitement de base de certains fonctionnaires et le nouveau salaire minimum.
Environ 356 000 agents publics, qu’ils travaillent dans la fonction publique d’État, hospitalière ou territoriale, recevront ce complément de 21,23 € brut mensuels. L’objectif : veiller à ce qu’aucun traitement indiciaire ne devienne inférieur au SMIC après sa revalorisation.
Retraite de base : pas d’année blanche, une augmentation confirmée
Les pensions de retraite de base seront revalorisées de 0,9 % au 1er janvier 2026. Pour un retraité percevant 1 000 € par mois, cela représente une augmentation de 9 € brut mensuels.
Cette mesure ne concerne que la pension de base. Le versement augmentera entre fin janvier et début février, car la retraite est payée à terme échu, c’est-à-dire à la fin de la période concernée.
Gratification des stagiaires : rémunération minimale en hausse
Les stagiaires verront également une amélioration de leur gratification horaire en 2026. Le montant légal minimum passe à 4,50 € brut de l’heure, contre 4,35 € en 2025.
Cette gratification est obligatoire si :
- le stage dure plus de 2 mois consécutifs ou non, chez le même employeur ;
- ou s’il équivaut à plus de 308 heures de présence effective.
Dans l’enseignement agricole du second degré, la gratification devient obligatoire après 66 jours de stage (ou 462 heures). En dessous de ces durées, aucune rémunération n’est imposée par la loi, sauf dispositions plus favorables prévues par les conventions collectives.
Dons d’argent entre particuliers : une déclaration désormais obligatoire en ligne
Les dons entre particuliers changent également de régime déclaratif. À partir du 1er janvier 2026, toute personne recevant un don important (sommes d’argent, bijoux, œuvres d’art, objets de valeur, etc.) devra déclarer ce transfert obligatoirement en ligne sur impots.gouv.fr.
Les petits cadeaux d’usage (comme les étrennes ou les présents offerts à l’occasion d’un mariage ou d’un anniversaire) restent exemptés. L’administration fiscale justifie cette évolution par une volonté de simplification, d’écoresponsabilité et de traitement plus rapide des déclarations.
Le taux du PEL passe à 2 %
Bonne nouvelle pour les épargnants ! Le taux du Plan Épargne Logement (PEL) progresse à 2 % au 1er janvier 2026, contre 1,75 % en 2025. Ce taux est garanti pendant toute la durée du plan, soit jusqu’à 15 ans maximum, dès son ouverture.
Accessible sans condition d’âge ou de nationalité, le PEL permet d’épargner jusqu’à 61 200 €, puis de bénéficier d’un prêt immobilier plafonné à 92 000 € à un taux préférentiel de 3,20 % pour les plans ouverts en 2026.
Suspension de MaPrimeRénov’
L’aide à la rénovation énergétique MaPrimeRénov’ est temporairement suspendue à compter du 1er janvier 2026, dans l’attente du vote du nouveau budget. Les dossiers déposés avant cette date seront honorés, mais aucun nouveau projet ne pourra être initié avant la réactivation du dispositif.
Un nouveau mode de calcul pour le DPE
Un arrêté paru au Journal officiel du 26 août 2025 modifie le calcul du DPE. Le facteur de conversion de l’électricité passe de 2,3 à 1,9, alignant la France sur les standards européens.
Cette adaptation avantagera les logements chauffés à l’électricité : leur note énergétique sera améliorée sans travaux supplémentaires. Les anciens DPE restent valides dix ans, mais un propriétaire pourra les actualiser gratuitement via le site officiel de l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME.
Un contrôle technique renforcé
Dès le 1er janvier 2026, les règles du contrôle technique se durcissent. Désormais, les véhicules équipés d’un airbag Takata classé « stop drive » seront automatiquement soumis à une contre-visite obligatoire.
Le contrôle technique ne pourra être validé qu’après remplacement de l’airbag défectueux par un professionnel agréé. En attendant cette réparation, la circulation du véhicule restera interdite pour des raisons de sécurité.
Les plaques d’immatriculation provisoires seront roses
Les plaques d’immatriculation provisoires changent elles aussi d’apparence au 1er janvier 2026. Les nouvelles plaques WW et W garage seront désormais sur fond rose avec caractères noirs, avec la date de validité indiquée à droite. Les plaques existantes restent valables jusqu’à expiration.
Cette différenciation permettra aux forces de l’ordre d’identifier plus rapidement les véhicules en immatriculation temporaire, tout en limitant les fraudes.
Démarchage téléphonique : une meilleure protection contre le spoofing
À partir du 1er janvier 2026, de nouvelles règles encadrent l’affichage des numéros de téléphone afin de lutter contre le spoofing, une fraude consistant à usurper un numéro français pour passer des appels frauduleux depuis l’étranger.
Désormais, lorsqu’un appel émis depuis l’international utilise un numéro mobile français non authentifié, il apparaîtra automatiquement comme « numéro masqué » sur l’écran du destinataire. Ce dispositif, encadré par l’Arcep, permettra de mieux repérer les tentatives d’escroqueries et de limiter les usurpations de numéros.
La mise en œuvre complète de cette mesure se fera progressivement, le temps pour les opérateurs de généraliser leurs protocoles d’authentification.
Immigration : examen civique obligatoire pour les étrangers
À partir de 2026, un examen civique devient indispensable pour l’obtention d’une carte de résident, d’un titre pluriannuel ou de la nationalité française. L’épreuve, numérique et d’une durée maximale de 45 minutes, comprend 40 questions à choix multiples : 28 sur les connaissances générales et 12 sur des situations pratiques. Pour valider le test, le candidat devra donner au moins 32 bonnes réponses, soit 80 % de réussite.