Sortir du RSA à vie : tout savoir sur la proposition de Laurent Wauquiez
Faut-il mettre fin au RSA à vie ? C’est en tout cas la proposition de Laurent Wauquiez, candidat à la présidence du parti Les Républicains. Selon lui, le revenu de solidarité active, qui concerne près de 2 millions d’allocataires pour un coût annuel de 12 milliards d’euros, doit rester une aide temporaire destinée à ceux qui traversent un « accident de la vie » et non un dispositif pérenne. Il propose donc de limiter l'accès au RSA à 2 ans pour les personnes aptes au travail.
Fin du RSA à vie : pour Laurent Wauquiez, il est urgent de « revaloriser le travail »
Dans son interview accordée au Parisien, Laurent Wauquiez dénonce ce qu’il considère comme une dérive vers un « système généralisé d’assistanat ». Il s’appuie notamment sur le fait que près de 40 % des bénéficiaires du RSA ont moins de 35 ans, estimant qu’il est peu probable que tous soient dans l’impossibilité de travailler.
Pour lui, il est urgent de « revaloriser le travail » et de mettre fin à une situation où l’on « paie des gens à rester chez eux », alors que 500 000 emplois seraient vacants dans des secteurs comme l’hôtellerie-restauration, l’aide à domicile ou les services à la personne.
Quelles sont les autres mesures ?
Pour accompagner cette limitation du RSA à 2 ans, Laurent Wauquiez propose plusieurs mesures :
- généraliser de « vraies heures de travail en contrepartie du RSA », estimant que ce n’est pas suffisamment le cas aujourd’hui ;
- fusionner toutes les aides sociales en une seule aide, plafonnée à 70 % du Smic, afin d’éviter que la somme des prestations ne dépasse les revenus du travail ;
- maintenir le soutien social uniquement pour ceux qui en ont réellement besoin, comme les personnes en situation de handicap ou atteintes de maladies chroniques.
Le député de Haute-Loire affirme également que « le vrai social, c’est le travail ». Il déplore par ailleurs qu’un couple au RSA avec 3 enfants puisse percevoir, selon ses calculs, un montant supérieur à celui d’une famille où l’un des parents travaille pour 3 000 euros bruts mensuels, ce qu’il juge « injuste ».