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Suspension de permis : Édouard Philippe propose le contrôleur électronique de vitesse en 2021 pour pouvoir continuer à conduire

Dans le cadre des nouvelles mesures de Sécurité Routière annoncées depuis début le début de l'année, c’est au tour de la mise en place d’un contrôleur de vitesse embarqué pour les conducteurs ayant commis de grands excès de vitesse de susciter la polémique. En quoi consiste ce nouveau dispositif ? Quels automobilistes sont concernés ?

Depuis le début d’année, des annonces de mesures sont faites concernant la Sécurité Routière afin de réduire le nombre de morts sur les routes qui est reparti à la hausse. Après l’annonce de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires qui fait débat, le Premier ministre vient d’annoncer l’instauration possible d’un contrôleur électronique de vitesse embarqué pour 2021. En quoi ça consiste concrètement ? Qui est concerné ? Pourquoi la mesure suscite-t-elle déjà la controverse ?

Suspension de permis : Édouard Philippe propose le contrôleur électronique de vitesse en 2021 pour pouvoir continuer à conduire



Le contrôleur de vitesse pour les conducteurs dont le permis a été confisqué

Dans un premier temps, et pas avant 2021, ce sont seulement les conducteurs, automobilistes et motards, qui ont commis de grands excès de vitesse, supérieur à 40 km/h au-delà de la limitation, et qui font l’objet d’une suspension de permis qui sont concernés.

Cette mesure vise à les responsabiliser et leur permettrait de continuer à conduire, à condition d’équiper leur véhicule d’un contrôleur de vitesse électronique qui mesurera et enregistrera à chaque instant et en temps réel la vitesse du véhicule, sa position et la limitation de vitesse des routes empruntées.

En cas de contrôle de police, les données de l’appareil peuvent alors être examinées et il sera immédiatement possible de savoir si la personne a commis ne serait-ce qu’un tout petit excès de vitesse. Selon un document officiel, il n’y aurait aucune tolérance envers le non-respect des limitations. Le moindre dépassement de vitesse donnerait alors lieu à une interdiction de conduite définitive.

Le conducteur obligé d’utiliser cet appareil aura la responsabilité de le déplacer et de l’activer dans n’importe quel véhicule qu’il utiliserait, que ce soit son véhicule personnel, celui d’un tiers, une voiture de fonction ou de location. La non-activation du contrôleur de vitesse serait aussi un motif de retrait de permis en cas de contrôle des forces de l’ordre.

Certains s’inquiètent déjà à propos du futur « mouchard »

L’apparition du contrôleur de vitesse électronique peut être perçue comme une bonne nouvelle et fera peut-être office de « seconde chance » pour certains conducteurs. Mais d’autres automobilistes et motards s’inquiètent déjà de ce que pourrait être l’avenir de ce petit « mouchard ». Équipement systématique à terme de tous les véhicules ? Primes d’assurance réduites pour ceux qui accepteront d’être contrôlés en permanence ?

Même s’il n’est pour l’instant aucunement question de généraliser l’utilisation du contrôleur de vitesse, les syndicats d’automobilistes sont sceptiques quant à l’utilité de cette mesure et restent vigilants quant aux dérives possibles liées à son utilisation.