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Taxe d'habitation : de plus en plus de communes appliquent une majoration

Découvrez quelles communes majorent la taxe d'habitation sur les résidences secondaires en 2026, avec les taux appliqués région par région.
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La Direction générale des finances publiques (DGFiP) vient de publier son bilan des délibérations communales pour 2026 : la majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires continue sa progression. Près d’une commune éligible sur deux a désormais activé ce levier fiscal, avec une nette préférence pour les taux les plus élevés.

Taxe d'habitation : de plus en plus de communes appliquent une majoration



Qu’est-ce que la majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires ?

Certaines communes ont la possibilité d’appliquer une majoration de la part communale de la taxe d’habitation pour les logements meublés qui ne constituent pas une résidence principale. Ce dispositif, prévu par l’article 1407 ter du Code général des impôts, permet aux communes concernées de moduler leur taux, une modulation qui a remplacé le taux uniforme de 20 % en vigueur jusqu’en 2017. En 2026, ce taux de majoration peut être fixé entre 5 % et 60 %.

Attention : seules les communes inscrites sur la liste des communes soumises à la taxe annuelle sur les logements vacants (TLV) peuvent recourir à ce dispositif. Cette liste, fixée à l’origine par le décret 2013-392 du 10 mai 2013, a été modifiée à deux reprises : une première fois par le décret 2023-822 du 25 août 2023, qui a considérablement élargi son périmètre, puis une seconde fois par le décret 2025-1267 du 22 décembre 2025, pour tenir compte de restructurations de communes.

Quelles communes peuvent instaurer cette majoration en 2026 ?

En 2026, 3 689 communes entrent dans le champ d’application de la TLV et peuvent donc, si elles le souhaitent, majorer leur taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Ce chiffre est resté quasiment stable par rapport à 2025, où 3 690 communes étaient concernées.

Pour mémoire, cette liste ne comptait que 1 136 communes jusqu’en 2023, avant d’être élargie à 3 697 communes par le décret d’août 2023.

Combien de communes ont voté la majoration en 2026 ?

Sur les 3 689 communes éligibles, 1 666 ont choisi d’instaurer la majoration de leur taxe d’habitation en 2026, soit 45,2 % d’entre elles. Ce taux de recours progresse légèrement par rapport à 2025, où 1 629 communes (44,1 %) avaient fait ce choix.

Cette évolution confirme une tendance de fond : de plus en plus de communes éligibles font le choix d’activer ce levier fiscal sur les résidences secondaires.




Quels taux de majoration ont été appliqués ?

Le taux moyen de majoration s’établit à 41,8 % au niveau national en 2026, en légère hausse par rapport à 2025 (41,4 %).

La répartition des taux votés par les communes montre une nette polarisation :

  • 688 communes (41,3 % des communes ayant institué la majoration) ont opté pour le taux maximum de 60 %, contre 657 communes (40,3 %) en 2025 ;
  • 354 communes appliquent un taux inférieur ou égal à 20 % ;
  • 278 communes se situent entre 20 % et 30 % ;
  • 207 communes entre 30 % et 40 % ;
  • 139 communes entre 40 % et 60 %.

Cette répartition illustre une préférence marquée pour les taux élevés : plus de 4 communes sur 10 ayant activé la majoration ont choisi le plafond de 60 %.

Quelles régions appliquent le plus souvent cette majoration ?

L’application de la majoration de la taxe d’habitation varie fortement d’une région à l’autre.

Les régions de l’ouest sont les plus concernées :

  • Bretagne : 84,6 % des communes éligibles ont institué la majoration (taux moyen de 50 %) ;
  • Nouvelle-Aquitaine : 67,9 % (taux moyen de 49,4 %) ;
  • Pays de la Loire : 65,1 % (taux moyen de 39,9 %).

Le quart sud-est et la Méditerranée se situent également au-dessus de la moyenne nationale :

  • PACA : 52,4 % des communes ;
  • Occitanie : 51,7 % ;
  • Auvergne-Rhône-Alpes : 50 %.

À l’inverse, la Corse fait figure d’exception dans cette zone géographique, avec seulement 20,7 % des communes concernées ayant institué la majoration.

Le nord-est de la France recourt beaucoup moins à ce dispositif :

  • Grand-Est : 29,6 % ;
  • Île-de-France : 29 % ;
  • Hauts-de-France : 28,2 %.

En volume, trois régions concentrent à elles seules plus de la moitié des communes ayant instauré la majoration : Auvergne-Rhône-Alpes (342 communes), PACA (340 communes) et Occitanie (186 communes), soit 868 communes sur les 1 666 concernées au niveau national.

Dans les départements et régions d’outre-mer, le recours à la majoration reste marginal : seulement 9,4 % des communes éligibles (5 communes sur 53) l’ont mise en place.

Concernant les niveaux de taux, ce sont également les régions de l’ouest qui affichent les moyennes les plus élevées, avec la Bretagne et la Nouvelle-Aquitaine en tête. À l’opposé, les taux moyens les plus faibles se trouvent en Bourgogne-Franche-Comté (20,5 %), dans le Grand-Est (35,9 %) et dans les Hauts-de-France (33,5 %) ; des régions où le taux de recours à la majoration est lui aussi parmi les plus bas.

 

Rédacteur
Olivier Calcagno
Expert & Rédacteur


D’un naturel curieux, aimant écrire et féru d’actualité, je me suis rapidement orienté vers la rédaction web. Après un détour par la PQR (presse quotidienne régionale), me voici désormais sur démarches administratives, avec toujours la même envie : celle de vous informer le mieux possible.