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Trottinettes en libre-service à Paris : une charte de bonne conduite signée par les opérateurs

Afin de réguler l’usage des trottinettes dans la capitale, la Mairie de Paris a signé avec les 10 opérateurs présents dans la ville une charte de bonne conduite. Quels sont les engagements qui ont été pris ?
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On compte aujourd’hui, environ 15 000 trottinettes en libre-service à Paris. La multiplication de ces engins dans les rues de la capitale est devenue problématique. C’est pourquoi la Mairie de Paris souhaite réguler son usage. En attendant l’adoption du projet de loi d’orientation des mobilités qui fixe le cadre d’utilisation de ces trottinettes en free-floating, les 10 opérateurs présents dans la capitale (Bird, Bolt, Dott, Flash, Hive, Jump, Lime, Tire, Voi et Wind) et la Mairie de Paris ont signé le 13 mai dernier, une charte de bonne conduite.

Trottinettes en libre-service à Paris : une charte de bonne conduite signée par les opérateurs


Engagements pris dans le cadre de la charte de bonne conduite

« Avec cette charte, nous espérons que c’est une étape dans la construction d’une bonne relation avec les opérateurs », avait déclaré Christophe Nadjovski, l’adjoint au transport d’Anne Hidalgo au cours d’un point presse auquel assistaient également les 10 opérateurs en question.

Dans ce texte qui a nécessité plusieurs mois de travail, les sociétés de free-floating ont notamment pris l’engagement de « mettre les trottinettes dans des emplacements dûment spécifiés et répertoriés » et à « faire en sorte » que les utilisateurs en fassent de même.

Le Conseil de Paris s’était quant à lui engagé, il y a un mois de cela, à mettre à disposition 2 500 places spécifiquement dédiées au stationnement de ces engins. Au vu des accidents qui se multiplient tant sur la voirie que sur les trottoirs, plusieurs mesures avaient également été prises comme une amende de 135 € pour les utilisateurs qui circulent sur les trottoirs ou encore 35 € pour ceux qui stationnent mal leur trottinette.

La Mairie de Paris demande également à ce que les opérateurs leur transmettent « gracieusement (…) des données sur le déploiement et l’usage du service » pour avoir une « meilleure connaissance des flux » et « l’optimisation des espaces de stationnements ».

Autre engagement pris par les opérateurs : s’inscrire dans une perspective « solidaire et durable » en veillant au recyclage des appareils, à l’approvisionnement de l’électricité verte, mais aussi à leur responsabilité vis-à-vis des prestataires et des salariés.

Vers un contingentement des trottinettes ?

« Si l’autorégulation échoue, la seule solution (...) consistera à interdire provisoirement en attendant la nouvelle loi », a expliqué Jean-Louis Missika, adjoint à l’urbanisme d’Anne Hildalgo, en se référant au projet de loi d’orientation des mobilités. Il souhaiterait par ailleurs que ce texte permette aux municipalités de « contingenter le nombre de trottinettes ».

Quant aux opérateurs, ils se disent satisfaits de cette charte qui fixe les « règles nécessaires », a précisé Arthur Jacquier, directeur général de la société Lime en France, leader sur le marché à Paris avec « quelques milliers » de trottinettes. Le directeur France de Bolt, Henri Capoul, lui, dit être « ravi de travailler avec la Mairie de Paris ».