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Un chèque réparation de 50 € pour encourager la pratique du vélo après le 11 mai

Le gouvernement souhaite encourager les Français à prendre leur vélo plutôt que les transports en commun après le déconfinement. C’est pourquoi 20 millions d’euros ont été investis pour des aides financières à la réparation des vélos, des places de stationnement temporaires et des formations. Le point dans cet article.
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Le vélo, rien de tel pour maintenir la distanciation sociale entre les personnes en période de déconfinement. Le gouvernement cherche donc à encourager les Français à se mettre ou se remettre en selle après le 11 mai pour éviter des flux de population importants dans les transports en commun. Un budget de 20 millions d’euros a été débloqué, permettant notamment l’instauration de chèques réparation de 50 euros pour les Français qui souhaitent faire réparer leur bicyclette.

Un chèque réparation de 50 € pour encourager la pratique du vélo après le 11 mai


Prendre le vélo plutôt que le métro

À l’heure où le déconfinement se profile, le gouvernement cherche à continuer de limiter les regroupements de personnes, notamment dans les transports en commun. Afin d’encourager les Français à prendre leur vélo plutôt que le bus ou le métro, le gouvernement a débloqué un budget de 20 millions d’euros pour la réparation des vélos, la création de places de stationnement temporaires, et pour que des formations puissent être dispensées gratuitement à ceux qui veulent reprendre le vélo en toute sécurité.

« C’est un coup de boost au vélo pendant la période de déconfinement pour inciter à choisir ce mode de déplacement. Nous voulons que cette période fasse franchir une étape dans la culture vélo, et que la bicyclette soit la petite reine du déconfinement en quelque sorte », a expliqué Élisabeth Borne, la ministre de la Transition écologique, au Parisien.

Places de stationnement et pistes cyclables temporaires dans les grandes villes

Beaucoup de grandes métropoles ont également fait le choix de promouvoir l’utilisation du vélo, comme Berlin, Bogota ou New York, qui ont même aménagé des pistes cyclables temporaires.

Montpellier et Bordeaux se sont déjà engagées dans la même démarche et à Paris, la présidente de la région Île-de-France travaille avec des associations sur la mise en place de « neuf lignes cyclables depuis Paris jusqu’à Mantes-la-Jolie ou Melun », apprend-on également dans le Parisien.

Les municipalités travaillent également à créer des places de stationnements temporaires.

C’est le moment de faire réparer son vieux vélo

Pour bénéficier de l’aide financière à la réparation des vélos du gouvernement — d’un montant de 50 euros maximum —, rien de plus simple. Il suffit de se rendre chez un réparateur agréé pour faire réparer la chaîne, les freins, les pneus ou le dérailleur… Le cycliste n’aura rien à payer si la facture s’élève à moins de 50 euros, le professionnel sera directement payé par l’État. Si la facture dépasse les 50 euros, il n’aura que le « reste à charge » à payer.

Les professionnels agréés seront listés sur une plateforme qui sera mise en ligne très prochainement. Beaucoup travaillent d’arrache-pied pour assurer l’agrément des réparateurs et pouvoir les référencer.

« Nous recensons et enregistrons tous ces acteurs en une huitaine de jours, c’est un vrai sprint ! » s’amuse Olivier Schneider, le président de la FUB (Fédération française des usagers de la bicyclette), en charge de la plateforme. On pourra également y trouver des « formations à la reprise d’un vélo en confiance, assurées gratuitement », a-t-il précisé.