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Une hausse de 4,3 % observée pour les médicaments les plus vendus sans ordonnance

Une étude publiée dans Le Parisien attire l’attention du consommateur sur la hausse de 4,3 % sur un an d’une quinzaine de médicaments parmi les plus vendus en pharmacie et sur la disparité des tarifs pratiqués selon les points de vente. Quels produits subissent la plus forte hausse ? Où acheter ces produits au meilleur prix ?
Sommaire

Une étude de l’Observatoire Familles Rurales parue dans Le Parisien nous met en garde contre la hausse globale du prix des médicaments vendus sans ordonnance et les écarts parfois immenses des tarifs observés dans les différents points de vente. Pourquoi une telle disparité dans les prix ? Comment s’y retrouver en tant que consommateur ?

Une hausse de 4,3 % observée pour les médicaments les plus vendus sans ordonnance



Une hausse de tarif de 4,3 % en moyenne pour une quinzaine de produits parmi les plus vendus

C’est ce que révèle l’étude de Famille Rurales qui a observé l’évolution du prix de 15 produits parmi les plus consommés, et cela, peu importe le canal de distribution. Les relevés de prix ont été effectués dans 40 pharmacies et sur 43 sites internet en octobre 2017.

Les plus fortes hausses de prix ont été constatées sur l’Activir (médicament contre l’herpès) et le Dacryum (solution de lavage oculaire) dont le prix augmente en moyenne de presque 10 %. La marque d’ibuprofène Nurofen coute 8,93 % de plus, et le Nicopass (médicament pour aider à l’arrêt du tabac) subit une hausse de 7,72 %.

Toutes ces hausses ont du mal à être justifiées, le marché des médicaments étant non règlementé et donc assez opaque en ce qui concerne les tarifs pratiqués.

Où acheter ces médicaments pour trouver les meilleurs prix ?

Un autre point important soulevé par la parution de cette enquête est la grande disparité des prix pratiqués pour un même produit.

Le record est établi par le Dacryum dont le prix a pu être observé à 1,95 euro dans certaines officines, et jusqu’à 8,50 euros dans d’autres. Les autres produits concernés par ces divergences de tarif sont le Maalox (contre les maux d’estomac), l’Activir, l’Immodium Caps (remède contre les troubles intestinaux), et l’Arnigel (douleurs et contusions)

Au regard des chiffres publiés dans cette étude, les prix pratiqués sont en moyenne moins chers sur internet, ce qui n’est pas pour surprendre le consommateur. Toutefois, les frais de port à ajouter à l’achat des produits rendent l’opération plus couteuse que prévu et ne seraient en général valable qu’à partir de 60 euros d’achat.

Lorsqu’on compare les prix affichés en grande surface ou en pharmacie, gare aux idées reçues ! Il n’y a pas vraiment de règle en la matière, les prix varient d’une enseigne à l’autre.

Si vous êtes adepte de l’auto-médication, la seule solution est de comparer les prix produit par produit, ce qui peut se révéler être une activité assez éreintante.

Les chiffres de l’étude contestés par le principal syndicat des pharmaciens

À la suite de la publication de l’enquête menée par Familles Rurales, le syndicat FSPF a contesté les chiffres annoncés, et dénonce des « contrevérités » liées à des manipulations erronées dans le traitement des données statistiques.