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Université : certains étudiants étrangers paieront plus cher dès la rentrée 2026

Dès la rentrée 2026-2027, les étudiants étrangers ressortissants de pays hors Union européenne seront soumis à des frais d’inscription universitaires plus élevés.
Sommaire

Un décret restreint les possibilités d’exonération des frais d’inscription à l’université pour les étudiants extracommunautaires en France. Pris dans le cadre du plan « Choose France for Higher Education », ce texte vise à harmoniser les pratiques entre établissements et à faire contribuer plus équitablement les étudiants étrangers au coût de leur formation. Résultat : la grande majorité des nouveaux inscrits non-européens devront désormais payer des frais bien supérieurs à ceux appliqués aux ressortissants de l’Union européenne.

Université : certains étudiants étrangers paieront plus cher dès la rentrée 2026



Un système de frais différenciés qui remonte à 2019

Le principe des droits d’inscription différenciés n’est pas nouveau. Il a été introduit dès avril 2019 pour les étudiants étrangers souhaitant obtenir un diplôme national de niveau licence ou master dans un établissement d’enseignement supérieur public en France.

Ce qui change en 2026, c’est son application : jusqu’à présent, les universités exonéraient massivement leurs étudiants étrangers, rendant ce système largement théorique. Le ministère de l’Enseignement supérieur reconnaît lui-même que les droits différenciés sont appliqués « de manière très variable » selon les établissements.

Combien coûte une inscription à l’université pour un étudiant non-européen ?

Pour l’année universitaire 2025-2026, un étudiant non-européen inscrit en licence s’acquitte de 2 895 € par an, contre 178 € pour un étudiant européen. En master, ce montant s’élève à 3 941 € par an, contre 254 € pour les ressortissants de l’Union européenne.

Le ministère précise que ces montants représentent moins d’un tiers du coût réel de la formation, le reste étant pris en charge par l’État. Les tarifs applicables à l’année 2026-2027 seront fixés par arrêté ministériel et ne sont pas encore connus à ce jour.

Bon à savoir : les droits différenciés ne s’appliquent pas à tous les étudiants étrangers. En sont exemptés les ressortissants des États membres de l’Union européenne, ceux de l’Espace économique européen ainsi que les ressortissants de la Suisse.

Des exonérations désormais plafonnées

Le décret instaure un plafonnement progressif des exonérations. Pour l’année 2026-2027, chaque université pourra exonérer au maximum 30 % de ses étudiants étrangers non-européens. Ce seuil descendra à 25 % l’année suivante, puis à 20 % à terme. Certains étudiants sont toutefois exclus de ce plafonnement, notamment ceux couverts par un accord bilatéral prévoyant la réciprocité des exonérations pour les étudiants français accueillis à l’étranger.




Qu’en est-il des étudiants déjà exonérés ?

Le texte prévoit une protection des droits acquis. Les étudiants ayant obtenu une exonération pour l’année 2025-2026 pourront en bénéficier jusqu’à la fin de leur cycle (licence ou master), à condition de poursuivre leur formation dans le même établissement. De même, ceux qui ont obtenu une exonération pour 2026-2027 avant l’entrée en vigueur du décret, soit avant le 21 mai 2026, conservent cet avantage.

 

Rédacteur
Olivier Calcagno
Expert & Rédacteur


D’un naturel curieux, aimant écrire et féru d’actualité, je me suis rapidement orienté vers la rédaction web. Après un détour par la PQR (presse quotidienne régionale), me voici désormais sur démarches administratives, avec toujours la même envie : celle de vous informer le mieux possible.